Psycho-Criminologie

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Publié le par Criminologie
Publié dans : #2019, #Actualités, #novembre, #Affaires, #Affaires Daval, #Jonathann Daval, #Alexia Daval, #Personnalité, #Expertise

 

Un nouveau rapport psychiatrique qu'a pu se procurer Le Point en dit plus sur la personnalité "obsessionnelle" de Jonathann Daval, meurtrier présumé de sa femme, Alexia Daval.
 
Deux ans après la mort d'Alexia Daval, on en sait peut-être un peu plus sur les motivations de son mari, Jonathann, suspect principal du meurtre. Une seconde expertise psychiatrique que s'est procurée Le Point, fait état d'une "personnalité de type obsessionnel" et une "pathologie de personnalité", indique l'hebdomadaire.

Ce côté "obsessionnel", le docteur Jean Canterino, qui l'a examiné à partir de cet été, l'explique de différentes manières. D'abord, son côté calme. "Chez l'obsessionnel, il y a un refoulement de l'agressivité", dit-il, évoquant un homme "pondéré", "juste" et "droit". Mais selon lui, "cette organisation demeure fragile". Au point de craquer ? De devenir violent ? Sans doute, concède l'expert, à la suite d'un trop-plein, peut-être.

Des troubles qui remontent à l'enfance, précise-t-il. Jonathann Daval aurait développé des TOC (Troubles obsessionnels compulsifs) qui se seraient amplifiés, alors adulte : "amour de l'ordre, de la propreté, du rangement et persistance de rites de vérification", précise Le Point. Lors de ses visites à la maison d'arrêt de Dijon, le psychologue a constaté une "augmentation de la fréquence des rites de vérification". Sa cellule est même appelée la "Maison de Barbie", tant elle rangée et organisée avec soin.
 
"Ce que je voulais, c'est qu'elle se taise"

 
Mais cette expertise décèle également la ligne de défense que l'homme de 35 ans pourrait tenir à son procès, ajoute Le Point. Face au psychologue, il est revenu sur ses problèmes conjugaux, de la violence verbale de sa femme à ses "problèmes d'érection", jusqu'à se refermer sur lui-même. Il évoque alors une côte cassée, chose qu'il n'avait jamais faite auparavant et qu'il aurait tu : "Je m'échappais pour fuir la situation, les coups et les insultes", dit-il. Il revient alors sur la nuit du drame, une soirée de dispute où Alexia Daval lui aurait asséné : "T'es pas un homme", avant de le frapper. "Elle m'a frappé avec les pieds et les mains, elle m'a poussé, alors je l'ai bloquée, je l'ai étranglée et je l'ai frappée. Ce que je voulais, c'est qu'elle se taise", avoue-t-il de manière glaciale.
 
Autre point clé de cette expertise, le "tableau clinique" rendu par le docteur. Jonathann Daval aurait une personnalité "tout à fait nette ayant évolué sur le mode de la personnalité obsessionnelle", comme détaillé plus haut. Il souligne que ce problème de personnalité et les faits qui lui étaient reprochés sont "des facteurs défavorables sur le plan criminologique". Une version qui s'oppose en quelque sorte au premier rapport qui avait mis en avant en mars 2018 "une dangerosité criminologique", une "propension à la toute-puissance" et une personnalité pouvant le rendre "manipulateur, agressif, voire colérique".
 
Durant l'expertise, Jonathann Daval l'a rappelé, il était "très amoureux de sa femme" et l'est "toujours". Mis en examen pour meurtre, son procès pourrait se tenir courant 2020. Si le docteur n'a décelé aucune "dangerosité psychiatrique", sa responsabilité pénale peut donc être engagée.

 

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Source :
6Medias

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