Psycho-Criminologie

Psycho-Criminologie

psychologie et criminologie

Publié le par Criminologie
Publié dans : #Tueuses en série, #veuve noire, #Tueurs en série Européen, #Vera Renczi
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Portrait présumé de Vera Renczi

 

Nombre de victimes :  35
Type de victimes :   29 Amants / 2 maris /1 fils
Surnoms : Madame Barbe bleue
Période :  années 1920/1930
Nom :   Inconnu
Prénom : Vera ou
Verei

Date de naissance :  1903
Lieu de naissance :  Bucarest
Mariage :  2 ( Karl Schick et Joseph Renczi)
Enfants : 1 fils, Lorenzo Schick

Type de tueur : Veuve noire, nymphomane
Modus operandi :  Empoisonnait ses victimes avec de l'arsenic chez elle, puis cachait
leur corps dans la crypte creusée dans sa cave

 

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Vera Renczi, surnommée madame Barbe Bleue est née à Bucarest dans la capitale de la Roumanie, en 1903. Aristocrate d'origine hongroise (les Hongrois représentent à cette époque 4% de la population de Bucarest), elle tuera et empoisonnera 32 personnes qu'elle enterrera ensuite dans la crypte de sa maison. Elle mourra en prison après avoir été condamnée à la prison à vie.

Bucarest au début du XXème siècle

 

 Jeunesse

Si l'on pense qu'elle est née en 1903, il serait plus plausible de croire qu'elle a vu le jour vers la fin du XXème siècle. Sa mère, une Roumaine serait morte alors que Vera Fenczi avait 13 ans. Avec son père, un homme d'affaires hongrois, elle déménage semble-t-il dans la ville de Bercicherecul Mare renommée aujourd'hui Zrenjanin, dans la région de Voivodina, en Serbie. Là, elle rentre au pensionnat et lorsqu'elle est à la maison, elle ne pense qu'à s'enfuir. A l'âge de 15 ans, elle fréquente des gens plus âgés, a de nombreux petits amis et montre déjà une certaine nymphomanie, mais aussi une jalousie excessive.

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Zrenjanin

Le premier mariage

Elle a un peu plus de 19 ans quand Vera Fenczi épouse un riche banquier  d'une trentaine d'années d'origine autrichienne, Karl Schick à qui elle donne un fils, Lorenzo. 
La jeune mariée, laissée seule à la maison pendant que son mari travaille, s'ennuie. Jalouse invétérée, elle commence à soupçonner Karl de la tromper. L'idée germe alors dans son esprit de lui montrer de quel bois elle se chauffe. Ce sera le début des meurtres à venir.

Les meurtres

Quand Karl rentre ce soir-là à la maison, il ne se doute pas un instant de ce qui l'attend. Certes, il a l'habitude des éclats de voix de sa femme qui se plaint depuis quelques jours de sa situation de femme au foyer, mais il passe outre, se disant que cela doit être dû à ses hormones. Alors quand le dîner est servi ce soir-là, il ne se méfie pas du vin qu'il a l'habitude de boire tous les soirs et qu'il porte nonchalamment à sa bouche. Il en boit allégrement, à peine ressent-il un goût un peu plus prononcé que d'habitude.
Un goût un peu plus prononcé ?
Oui, c'est l'arsenic qui peu à peu l'emporte dans l'au-delà.
Vera pleure... quelque temps à peine, s'épanche sur sa famille à qui elle dit que son mari décidément n'est qu'une piètre personne pour l'avoir abandonné elle et leur fils ainsi. Il est parti !
Pendant un an elle tait la mort de celui-ci jusqu'à ce qu'une rumeur laisse entendre que Karl s'est tué dans un accident de voiture.
Bien sûr, l'histoire est totalement fausse.

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portrait présumé de Vera Renczi

Qu'à cela ne tienne, le mari "officiellement décédé", cela lui permet de retrouver chaussure à son pied et Vera épouse un homme qui a, cette fois, à peu près son âge et est beau de surcroît, Joseph Renczi.
Mais très vite la relation est pleine de tumultes, de disputes, et de cris. Vera ne peut s'empêcher de croire que lui aussi la trompe. Après quelques mois de mariage, le nouvel époux disparaît aussi rapidement qu'il est rentré dans sa vie. Elle procède de la même manière qu'avec Karl, en empoisonnant son vin et son dîner. Elle le veille quelque temps dans son lit, puis perdant patience, alors que Joseph est encore en vie, elle le transporte dans son cercueil et referme sur lui le couvercle, l'achevant définitivement en l'étouffant.

Les autorités  ne soupçonnent rien de ce qui peut se passer chez la châtelaine de Berkerekul.
Là encore aux familles (la sienne et celle de son époux) elle dit que Joseph l'a abandonné avec son fils.
Mais que va-t-elle devenir ? Et s'il ne revenait pas ?
Pas de souci. Au niveau monétaire, elle n'a pas à se plaindre. Elle a hérité du premier confortablement et elle a le temps de déclarer le second mort. 
Disons un peu moins d'un an cette fois-ci.
Elle annonce finalement avoir reçu une lettre dans laquelle Joseph lui annonce qu'il la quitte définitivement pour partir vivre avec une autre.
Cette fois-ci, pas question d'inventer un accident afin de ne pas éveiller les soupçons. Il sera donc son dernier époux et elle gardera son nom. 
Les prochaines victimes  seront elles, ses amants.

Le château de Berkerekul


Vera Renczi fréquente alors des hommes mariés, tout en s'occupant de ses affaires financières. Ses amants sont d'horizons divers et de classes sociales tout aussi diverses bien qu'elle ait une prédilection pour ceux qui ont une belle position. Elle organise ou participe à des soirées un peu folle à Vienne qui finissent souvent par se transformer en orgie. Éternellement vêtue de noir, elle n'a aucun mal à attirer les hommes chez elle au château de Berkerekul. En moins de 10 ans, ce seront 30 amants qui franchiront les marches de la belle demeure et les draps de la châtelaine. La plupart venaient de Vienne et donc n'étaient pas connus de la police. Ainsi, la belle ne fut jamais inquiétée.
Enfin, jusqu'à ce que rentre en jeu le dernier amant en date, un banquier Serbe du nom de Milorad dont elle tombe éperdument amoureuse. L'homme est influent, connu et quand sa femme le soupçonne d'avoir une aventure elle le suit jusqu'au château. Seulement, le bellâtre tarde à rentrer.
Ni une ni deux, l'outragé s'en va trouver la police. Sur l'insistance de celle-ci, les autorités locales se décide à aller voir ce qui se passe dans la résidence de Vera Renczi.
Sans se démonter, la châtelaine reconnait la liaison, mais affirme y avoir mis un terme en apprenant que son amant était marié. "Il s'est peut-être suicidé par dépit", leur lance-t-elle à la volée.
Milorad, suicidé ? Sa femme n'en croit pas un mot.
Insatisfaite du résultat, elle décide de mener sa propre enquête et se met à fouiller les affaires de son mari. Elle tombe sur un billet d'amour de Vera qui laisse entendre une autre chanson que la rupture. Quand elle revient voir la police avec sa preuve, les agents décident d'enquêter et se remémorent les soi-disant "accident" du 1er mari et la fuite du second, les corps n'étant pas réapparus.
Face aux questions, Vera Renczi continue à nier.
Qu'à cela ne tienne, une perquisition est ordonnée. 

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 L'arrestation


C'est en fouillant la cave à vin que les agents découvrent 32 cercueils non enterrés, mais zingués qui contenaient des cadavres d'hommes à divers stades de décomposition. .
Ni une ni deux, ils questionnent à nouveau la châtelaine.
Mais elle se tait. 
Ils l'emmènent alors avec eux au poste et la place tout aussitôt en garde à vue. Là, elle finit par avouer les meurtres des hommes  qu'elle a empoisonnés avec de l'arsenic.
Pourquoi les avoir tués, lui demandent-ils.
Parce qu'elle pensait qu'ils la trompait ou bien parce qu'elle sentait que leur intérêt pour elle commençait à s'émousser.
Vera Renczi révèle aux policiers interloqués qu'elle aime bien venir s'asseoir entre les cercueils, dans son fauteuil, entourée de ses anciens prétendants.
Parmi les victimes, il y a bien sûr son premier mari, puis le second, mais aussi son fils Lorenzo, âgé de 10 ans.
Pourquoi avoir tué son enfant ?
Parce qu'il avait découvert les cercueils, leur révèlent-elle. Il menaçait de la faire chanter et puis, elle n'avait pas envie de le voir épouser une femme et qu'ils soient séparés. Alors comme les autres elle l'a empoisonné puis la tenu dans ses bras jusqu'à ce qu'il meure. Ainsi, elle fut la dernière à l'avoir embrassé.
 

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La condamnation

Reconnue coupable de 35 meurtres, Vera Renczi fut condamnée à la réclusion à perpétuité après avoir échappé à la pendaison. En effet, initialement condamnée à mort, elle a bénéficié de la clémence de la Yougoslavie qui s'interdisait d'exécuter les femmes.
On ne sait combien d'années elle passa en prison avant d'y mourir d'une hémorragie cérébrale. 
 

 

A savoir :
- Certains pensent que son histoire a inspiré la pièce de Joseph Kesselring "Arsenic et vieilles dentelles", mais en fait c'est Amy Archer-Gillingan, une autre tueuse en série qui fut l' inspiratrice de l'auteur.
- The Discovery Channel diffusa en 2005, l'histoire de Renczi reconstituée dans une série divisée en trois parties.
- Certains émettent l'idée que l'histoire de Vera Renczi pourrait n'être que pure fiction devant le peu d'éléments retrouvés (photos de Vera, de ses maris, etc...)
 

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Hypothèse

Vera Renczi souffrait sûrement d'un délire paranoïaque porté par sa jalousie qu'elle projetait sur ses partenaires qu'elle accusait de la tromper. On peut penser que ce délire était systématisé puisque porté sur une thématique centrale. Il y a également ici une problématique de peur de l'abandon. Dès qu'elle sentait que ses amants lui échappaient (ambivalence puisqu'elle les poussait par ses réprimandes à se détourner d'elle), elle les tuait et conservait leur corps près d'elle.
Ainsi, il ne pouvait appartenir à personne d'autre. Elle avait leur attention sans les partager.
Notons qu'elle a perdu sa mère jeune, et que son père l'a éloigné de lui en la mettant en pensionnat. Ce qui peut expliquer en partie ce ressenti abandonnique et une problématique d'estime de soi.
Elle souffrait également d'une hypersexualité dès son plus jeune âge (14-15 ans). On peut penser qu'elle a dû vivre avec un père rigide ou dans un environnement rigide (peut-être au pensionnat) et qu'elle a pu subir une agression sexuelle.
A noter que ses premiers partenaires étaient bien plus âgés qu'elle. (Identification au père ?)
Le peu d'éléments sur sa vie ne permet que des spéculations à ce stade.  

 

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