Psycho-Criminologie

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Publié le par Criminologie
Publié dans : #Secte, #Actualites, #William Control, #william Francis, #Secte NXIVM
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De nombreuses femmes affirment que le musicien américain de William Control serait le leader d'une 'secte sexuelle' violente. Il marquerait les femmes de ses initiales et les forcerait à obéir à toutes ses demandes. Cela nous rappelle un peu la secte NXIVM. Sauf qu'ici, le bondage et le BDSM seraient au cœur de la secte.
Au début du mois de juin, des accusations ont commencé à circuler à propos de William Francis, l'ancien chanteur du groupe Emo, connu sous le nom de William Control.

Mais qui est William Control ou plutôt William Francis ?
Le chanteur et musicien né à Seattle en 1982 a sorti plusieurs albums et fait de nombreuses tournées aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il cultive une image qui traite abondamment de thèmes BDSM ( Bondage, Discipline, Sado-Masochisme) et ses chansons sont d'un style Horror Punk, post-Hardcore, ou rock gothique. 
Selon les accusations portées par plusieurs femmes, William Francis aurait abusé physiquement et émotionnellement de ses victimes et leur aurait ordonné de se faire tatouer ses initiales. Il aurait également exigé qu'elles signent des contrats d'esclaves avec leur propre sang.
Un extrait de ce contrat dit par exemple :
"Mon corps est le sien, il peut l'utiliser de n'importe quelle manière il le souhaite, et je n'objecterai rien aux actions qu'il choisira d'accomplir sur lui. Il n'y a pas de limite au genre de douleurs que je suis prête à endurer pour mon Maître".
Les accusations de début de juin ont pris la forme d'un post Facebook où Vitoria Chan allègue qu'elle a été enrôlée dans la "secte" de William Francis dès l'âge de 14 ans (Chan a souligné plus tard qu'à sa connaissance il n'avait pas eu de relation sexuelle avec des mineures"). Elle a par ailleurs posté une conversation twitter entre elle et lui quand elle avait 16 ans. Préoccupé par son âge, William Francis lui aurait demandé de changer son nom sur son téléphone, mais également de dire qu'elle sortait avec quelqu'un de son âge afin d'éviter tout soupçon et problème.

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Ce n'est pas la première fois que le nom de William Francis est cité dans une affaire de ce type. En octobre 2017, il avait publié des excuses aux personnes qu'il avait blessées et avait poursuivi avec un tweet : "Mes méthodes de punition sont plutôt extrêmes et je n'ai jamais voulu causer de tort".
En octobre, il avait fait savoir qu'il arrêtait sa tournée.

Le département de la police fédérale de Washington a confirmé l'existence de l'affaire, et a signifié qu'il attendait la décision du bureau du procureur du comté de King pour faire connaitre la teneur du dossier.
Sur le mur Facebook de William Control, William Francis a écrit le 7 juin "je suis allé à la police pour répondre aux allégations qui ont été portées plus tôt cette année. Après avoir donné à l'agent ma version, y compris la teneur des conversations privées, il a recommandé qu'aucune accusation ne soit portée, car il était clair que le comportement était consensuel".
William Francis poursuit : "Je me suis par le passé engagé dans des jeux de bondage avec consentement. Cependant, je ne les pratique plus aujourd'hui. Et pour tous ceux qui ont eu l'impression que je leur ai fait du mal ou qui n'ont pas eu l'impression d'être consentants, je suis désolé. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites qui sont des mensonges purs et simples. Je n'ai jamais été avec des filles mineures. Je n'ai jamais été impliqué dans une secte sexuelle ".

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L'une de ses potentielles victimes, Lily 25 ans aujourd'hui, a dit qu'adolescente elle était une grande fan d'Aiden (précédent groupe de William Francis). Lors d'un show à Fort Lauderdale, en 2012, il lui a fait savoir à quel point elle était belle. Puis quelques mois plus tard, nous nous sommes envoyés des textos et il m'a demandé si je voulais bien être son "esclave". "Il m'a fait signer un contrat, et le contrat devait être signé de mon sang. D'autres femmes ont également fait cela... il a aussi voulu qu'à un moment donné je me fasse tatouer de ses initiales. Il voulait que je change d'apparence, que je perde du poids et j'ai développé un trouble de l'alimentation. Il y avait des règles, et il me filmait en train de faire des actes sexuels dégradants".
En novembre 2012, alors qu'elle se trouvait à Orlando à son concert, elle raconte "la relation était consensuelle au départ, mais c'est devenu très vite brutal, au-delà de la simple fessée ou de la morsure. C'était comme s'il voulait me déchirer la peau quand il m'a mordu et je pleurais. Il m'a retourné, je continuais à pleurer,  je lui ai dit non et il m'a violée. Et puis il m'a laissé là... J'ai su alors que je devais m'enfuir".
Elle ajoute qu'elle s'est tue sur ce viol pendant longtemps "parce que j'avais peur de lui et parce qu'il a des vidéos et des images de moi".

Dans une tribune de William Francis publié sur le site web du groupe William Control,  il fait savoir que " d'après mon expérience, la plupart des gens qui pratiquent le BDSM ne s'y engagent pas parce qu'ils veulent revivre des abus. Certaines personnes le font probablement, mais beaucoup de gens l'utilisent pour se mettre au défi physiquement, pour prendre le contrôle de leur esprit, de leur corps et de leurs émotions comme une échappatoire au monde réel. Certains l'aiment en tant que "jeu de rôle", d'autres pour les tenues. Mon sexe est plus ardent quand il est dans un état de soumission, que les cordes sont serrées, qu'il y a du sang ou des larmes. Le BDSM attire un large éventail de fétichistes et l'acceptation et le consentement sont toujours primordiaux". "Certaines personnes utilisent-elles cette pratique comme excuse pour abuser d'autrui ? Très certainement", poursuit-il.

Vitoria Chan, la femme qui se cache derrière le post sur Facebook et qui a été repris par les médias a confirmé ses déclarations au journal "The Daily Beast". "Je l'ai rencontré (William Francis) à l'âge de 15 ans, mais l'échange avec la secte a commencé dès l'âge de 13 ou 14 ans. Il y a beaucoup de filles impliquées dans la secte, et elles essayent d'y attirer d'autres filles." Elle ajoute qu'elle avait essayé de parler de la secte à 16 ans, mais "personne ne m'a prise au sérieux". Elle affirme être en contact avec plus de 20 femmes impliquées dans la secte et qu'un collectif a été mis en place afin de partager des preuves et des informations.

Le forum propose des images et des vidéos dérangeantes, ainsi que les déclarations de différentes femmes. Les photos montrent des femmes tatouées avec l'initiale W au-dessus de leur entrejambe. Une autre femme montre la cicatrice d'un W tracé sur son corps et explique "Ceci est la cicatrice que William m'a faite le 2 février 2016. J'ai refusé de me faire tatouer son nom, alors à la place, il m'a attaché et a sculpté son initiale sur ma poitrine."
Une ex-petite amie de William Francis témoigne également de ces faits. Elle est devenue l'une des plus  accusatrices les plus virulentes. Elle a vécu avec le musicien durant neuf ans et a subi durant ce temps de nombreuses blessures notamment à la gorge, a eu la mâchoire disloquée et les yeux au beurre noir. Elle affirme que William Francis lui a ordonné de travailler comme call-girl, strip-teaseuse afin de gagner de l'argent pour lui. "Il ne fait que vous bousiller et vous fait un lavage de cerveau pour que vous le serviez en tant qu'esclave et le vénériez."

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Elle raconte un accident qui a eu lieu en octobre 2010. "Il m'a envoyé un texto et il m'a dit: je suis à L.A. Tu as une heure pour me rejoindre", se souvient-elle. "Je ne pouvais pas désobéir quand il m'a convoqué. je devais être là où il y aurait des conséquences désastreuses. Je l'ai rencontré à cet hôtel. Il est venu à la porte, et il a commencé à me donner des coups de poing au visage. [...] Je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait exactement, puis il m'a attrapé par les cheveux et a continué à me frapper le visage. Je me suis mise à pleurer et je lui ai dit d'arrêter. Il m'a à nouveau attrapé et m'a jeté à travers la pièce. Il a grimpé sur moi et a continué à me frapper. Ma seule pensée était de me dire "je vais mourir, et ma mère n'a aucune idée de l'endroit où je me trouve". Je ne comprenais pas comment quelqu'un qui prétendait m'aimer pouvait faire ça. J'étais paralysée. Il m'a serré la gorge et m'a disloqué la mâchoire. Il m'a mis les yeux au beurre noir et j'ai eu une contusion à la colonne vertébrale. Je me suis évanouie. Je pensais que j'étais morte. je le regardais me violer, et je ne pouvais rien y faire".
Miss Somers dit que William Francis a continué ensuite de la frapper sur le chemin de l'hôtel. "Chaque fois que je commençais à pleurer, il me donnait une claque sur le visage. Il m'a ramené chez moi, et j'ai du appeler mon petit frère pour qu'il vienne. Je n'oublierai jamais l'horreur sur son visage."
Somers soutient que William Francis l'a fait travailler pour le soutenir financièrement. "Même s'il n'avait pas besoin d'argent, je lui envoyais de l'argent en permanence. Je devais faire des boulots pour m'assurer qu'il ait de l'argent. J'allais signer avec Burning Angel pour devenir une star du porno, parce que c'est ce qu'il voulait que je fasse." L'autre travail de Somers était de recruter d'autres femmes. Elle décrit comment l'année dernière, il est venu la voir pour son anniversaire avec pour mission de prendre une femme sous son aile. "Mon travail consistait à l'aider à se diversifier et à l'emmener dans des clubs de strip-tease locaux", explique Somers. "Elle se prostituait déjà pour lui avant même que je ne la rencontre. Elle avait 19 ans".
Au fil des ans, Somers dit qu'elle a vu William Francis abuser physiquement d'autres femmes et a exigé d'elles des paiements.
Une autre femme, Sarah a elle aussi fait part des coups et de la violence infligée par le chanteur.
"Nous avons été soumises à un lavage de cerveau. Il nous a fait tatouer ses initiales sur le pubis. Il m'a extorqué financièrement. Je me suis endetté de plusieurs milliers de livres pour lui, pour que je lui paye des hôtels chics, des vêtements. Il m'a fait changer le contenu de mon testament pour en être le seul bénéficiaire. "
Sarah dit aussi que William Francis l'a maltraité physiquement, se souvenant d'un incident particulièrement brutal où elle a eu plusieurs saignements rétiniens. Cependant, elle souligne que "la plupart des actes physiques étaient consensuels, mais que l'abus psychologique lui, ne l'était pas". Elle affirme également que le musicien a pris des photos et des vidéos d'elle sans son consentement et qu'il les a partagés avec d'autres personnes.
Pour Somers, "voir toutes ces femmes parler et dire qu'elles avaient vécu la même chose, m'a rassuré. Je me suis sentie comprise et reconnue en tant que victime. Personne ne peut consentir à un viol. Je ne pouvais pas dire non. Aucune de ces filles ne pouvait dire non. Vous disiez non et il vous frappait deux fois plus fort."

La police américaine continue d'enquêter sur cette affaire. Peut-être mettra-t-elle autant de temps que celle de la secte NXIVM pour émerger au jour, mais les choses semblent s’accélérer et laisse entrevoir une issue judiciaire pour les victimes potentielles.

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Source : Daily Beast - Amy Zimmerman- 06.19.18.

 

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