Psycho-Criminologie

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Nombre de victimes : 13+
Type de victimes :   Valentina Ulanova, 79 ans / Son mari, voisins et locataires
Période :  2000/2015 
Surnom : "The Granny Ripper", "Baba Yaga
Nom : Tamara Mitrafanovna Samsonova      
Date de naissance :  25 avril 1947 
Lieu de naissance : Uzhur, Krasnoyarsk Krai (Russie) 
Date de décès : 
A : 
Sexualité : Hétérosexuelle
Mariage : Alexey Samsonov
Enfants :  Non
Parents :  Inconnu
Niveau d'études : Université
QI : Inconnu
Diagnostic : schizophrène paranoïaque
Type de tueur :  d'opportunité, cannibale
Type d'armes utilisées :   Couteau, scie
Totem :  pas de totem particulier mais conservait certains effets de ses victimes comme des cartes

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   Les faits

    Tamara Mitrafanovna Samsonova née le 5 février 1947 est connue sous le surnom de "Granny Ripper" ou de "Baba Yaga". C'est une tueuse en série qui fut arrêtée en juillet 2015 après avoir été soupçonnée d'avoir commis 2 meurtres avec une extrême cruauté. 

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    Jeunesse

    Peu d'infos sont arrivées jusqu'à nous sur la jeunesse de celle qui va défrayer la chronique des journaux judiciaires en 2015. Ce que l'on sait, c'est que Tamara Samsonova est née un 25 avril (certains disent un 5 février) en 1947, deux ans après la Seconde Guerre mondiale dans la ville de Uzhur (Oujour) au sud de la Sibérie. La ville a gagné ses galons de bourgade en 1953 après avoir été fondée vers 1760. Elle est connue pour son église orthodoxe, sa statue de Lénine et son siège de l'armée, mais depuis 1939, sa population décroit et la ville perd de sa superbe. Tamara Samsonova va y demeurer jusqu'à ses études secondaires où elle part pour Moscou afin d'entrer à l'Université linguistique d'Etat de Moscou.

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Tamara et une de ses amies

 

     Le mariage et le meurtre


   Elle y obtient son diplôme et déménage dans la foulée dans la ville de Saint-Petersbourg, au coeur de la Baltique. Elle y rencontre celui qui va devenir son mari. Il s'appelle Alexei Samsonov et il l'épouse. Les deux s'installent alors au 4, rue Dimitrov.

    Elle travaille seize ans comme commerciale pour l'agence de voyages Intourist, notamment au Grand Hotel Europe et sa vie est plutôt anodine et sans souci jusqu'à l'année 2000 où son mari, Alexey Samsonov disparaît de la circulation. Personne ne le verra plus et pour cause, Tamara l'a tué et s'est débarrassée du corps. Elle se tourne vers la police, joue les veuves éplorées, déclare sa disparition et rentre ensuite tranquillement chez elle, d'autant que les agents ne mettront jamais la main sur ledit mari.
   Plus tard, son amie et voisine Marina Krivenko racontera  «Nous avons bu du café dans sa cuisine et nous avons bavardé. Elle avait déjà l'air étrange alors. Elle m'a parlé de son mari, qu'il a quitté la maison et n'est pas revenu. Et à ce moment-là, j'ai remarqué une sorte de plaisir dans les yeux de Tamara".

    A la retraite, Tamara Samsonova estime qu'elle a besoin d'argent et comme une chambre est libre et qu'elle n'a plus de compte à rendre, elle se met à la louer dès 2003.

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4, rue Dimitrov-saint petersbourg

    Deuxième meurtre

     Nous sommes le 6 septembre 2003. Une querelle entre elle et son locataire, âgé de 44 ans, originaire de la ville de Norilsk éclate. Tamara ne s'embarrasse pas de considération. Elle le tue, le démembre ensuite et jette ses membres qu'elle a mis dans des sacs-poubelle à la rue pour qu'ils soient ramassés par les éboueurs.
   La police pas plus que les voisins ne se douteront de quoi que ce soit.

Tamara Samsonova - reconstitution du meurtre "psycho-criminologie.com"

    2015

     Il faudra alors attendre 2015 pour que la police s'intéresse à la grand-mère tueuse.
   En mars de cette année, elle fait la rencontre, par l'intermédiaire d'un ami, de Valentina Nikolaevan Ulanova, 79 ans, une de ses voisines qui habite dans la même tour qu'elle. Cet ami demande à Valentina d'héberger quelques temps Tamara, car son appartement doit être rénové entièrement. Celle-ci accepte et voilà Tamara qui s'installe chez sa voisine et ce, pour plusieurs mois. Si au départ les relations sont plutôt au beau  fixe et si Tamara aide aux tâches ménagères sans rechigner, elle s'impose de plus en plus, refusant de partir. Ulanova veut, elle, retrouver sa quiétude et la prie de retrouver son appartement au plus vite. Les deux femmes se disputent alors. Ni une ni deux, Tamara décide de se débarrasser de la propriétaire et se rend pour ce faire à Pouchkine où elle arrive à convaincre un pharmacien de lui fournir du phénazépam (un puissant psychotrope). A son retour en ville, elle passe dans une épicerie et y achète une salade Olivier, l'un des plats favoris de Valentina, et réduit les cachets (pas moins de 50 gélules de benzodiazépine) en poudre qu'elle dispose avec la salade avant de la lui donner en guise de diner. Valentina est sans méfiance et mange avec envie remerciant Tamara de son geste. Elle ne se doute pas un instant que quelques minutes plus tard, elle va s'effondrer sur le sol, empoisonnée. 

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    Nous sommes le 23 juillet, c'est à présent la nuit. Il est deux heures du matin. Tamara étend le corps de Valentina sur le sol de la cuisine, la démembre à l'aide de deux couteaux et d'une scie alors qu'elle est encore vivante, puis fait bouillir sa tête et ses mains. "C'était difficile pour moi de la porter à la salle de bain, elle était grosse et lourde. J'ai tout fait à la cuisine où elle était allongée.", dira-t-elle plus tard. Tamara. 

    Elle range ensuite les bouts de corps tranchés et enveloppés dans un rideau de douche dans des sacs-poubelle et les sort dans la rue, les éparpillant autour de l'immeuble. (Elle sortira sept fois, trainant des sacs et laissant des traces de sang sur le sol et parviendra tout juste à porter les hanches et les jambes jusqu'à la cour la plus proche).
    Il lui aura fallu plus de deux heures pour réaliser jusqu'au bout son méfait.

    Les restes seront retrouvés le 26 juillet près d'un étang, dans un bosquet de fleurs situé au numéro 10 de la rue Dimitrov par un résident qui s'étonne de voir les sacs disposés ainsi depuis trois jours.
   L'identité de Valentina est établie dès le lendemain par le médecin légiste. La police ouvre une enquête et interroge les résidents de la tour et apprend qu'une certaine Tamara Samsonova vivait avec la défunte. Les agents frappent à la porte d'Oulanova et découvrent sa "co-locataire". Ils pénètrent à l'intérieur de l'appartement et découvrent rapidement des traces de sang dans la salle de bain et sur le rideau de douche ainsi qu'un journal intime et des livres d'astrologie et de magie noire.
    Ils l'arrêtent immédiatement.
   Les habitants du quartier Frounzensky ont commencé à trouver des bouts de corps humain ce même 27 juillet. A la police qui les a interrogés, ses voisins ont qualifié Tamara Samsonova «d’asociale».

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Vidéosurveillance montrant Tamara descendre les restes d'Oulanova

    Le Journal

    Tamara est traduite en justice le 29 juillet 2015 à l'âge de 68 ans devant le tribunal de Frunze situé à Saint-Petersbourg. Il est décidé qu'elle doit subir un examen psychiatrique. Les résultats arrivent sur le bureau du juge et des parties le 26 novembre 2015. Celui-ci affirme qu'elle constitue un danger pour elle et pour les autres et doit donc être placée dans un établissement spécialisé jusqu'à la fin de l'enquête. Elle est envoyée à l'hôpital psychiatrique de Kazan.

    De leurs côtés, les enquêteurs vont mettre la main sur un journal écrit en trois langues et contenant les détails d'au moins onze meurtres qu'elle a commis depuis la fin des années 90. "J'ai tué mon locataire Volodia", écrit-elle sur une des pages "Je l'ai coupé en morceaux dans la salle de bain avec un couteau. J'ai mis les morceaux de son corps dans des sacs plastiques et je les ai jetés dans les différentes parties du district de Frunzensky". Ce journal raconte comment elle avait pris l'habitude d'endormir ses victimes à l'aide de médicaments avant de les tuer, et qu'ensuite elle mangeait leurs organes internes dont les poumons qu'elle dit avoir appréciés plus particulièrement. On trouve également des phrases comme «non endormi», «café bu», «prendre des médicaments» ou «je ne mange pas» sur du papier. Mais également des phrases qui montraient qu'elle aimait vivre avec sa victime, Ulanova :  "J'aime Valya".
    Cela, c'était avant que la dispute n'éclate entre les deux femmes et ne conduise à la mort d'Ulanova. Lors de son interrogatoire, Samsonova a déclaré que sa victime lui avait dit: "J'en ai marre de toi."
    Et lui a demandé de partir.
   "J'avais peur de revivre seule à la maison", a avoué Tamara. "J'ai paniqué".
   "En la tuant, je pouvais vivre chez elle en paix pendant cinq mois, en attendant que ses proches arrivent ou quelqu'un d'autre".

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   Grâce à ce journal, les policiers tentent de trouver une réponse à des meurtres non élucidés durant les vingt dernières années. Et notamment l'un en 2000 et en 2003. Tamara parle d'une personne qui portait des tatouages et dont la carte professionnelle se trouvait chez elle (le tronc de cette personne avait été retrouvé 12 ans plut tôt), sans oublier le meurtre du mari dont le corps ne fut jamais retrouvé. Une autre avait été portée disparue mais l'homme qui lui avait loué une chambre et dont la mort était présumée était finalement vivant.
   Lors des auditions, elle s'invente une vie, déclare avoir été actrice et diplômée d'une grande école de ballet, avant de se raviser et de déclarer qu'elle a bien travaillé durant toute sa vie comme employée dans un hôtel de Saint-Petersbourg.

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   Jugement

   Son procès a lieu au mois d'août 2016 alors qu'elle est internée à l'hôpital psychiatrique sous haute surveillance. A la police, elle a admis le meurtre de Valentina Ulanova, mais a refusé de dire où se trouvait sa tête. Une de ses anciennes amies, Anna Batalina, déclarera que Tamara l'avait menacée de la couper en morceaux sous le coup de la colère et pense qu'elle a tué sa belle-mère.

   «Je suis coupable, je mérite d'être punie», déclare Tamara, avant de souffler un baiser en direction des journalistes présents dans la salle.
    Au juge qui l'interroge, elle ajoute : «Je me préparais pour aller en justice depuis des dizaines d'années. Tout a été fait délibérément ... Il n'y a pas moyen de vivre avec ça. Avec ce dernier meurtre, j'ai fermé le chapitre."

   Le juge : 'On me demande de vous arrêter dans vos crimes. Qu'est-ce que vous en pensez ?'

   Tamara :  Vous décidez, votre honneur. Après tout, je suis coupable et je mérite une punition.

   Lorsqu'il lui a annoncé sa détention à vie, elle a souri et a applaudi.

   Sa culpabilité n'est pas difficile à établir puisque les enquêteurs ont recueilli sa confession, mis la main sur une vidéosurveillance où on la voit descendre vêtue d'un imperméable et d'un foulard les restes humains dans une cocotte et des sacs, et également grâce à son journal intime.

 

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   A savoir

   Dans le passé, Tamara Samsonova a été la voisine du tueur en série et cannibale Andreï Tchikatilo aussi connu sous le surnom de "L'éventreur de Rostov", qui fut condamné à mort en 1992 pour le meurtre et le viol de 52 personnes entre 1978 et 1990. La voisine de Samsonova, Marina Krivenko - qui connaissait Samsonova depuis 15 ans - a déclaré que son amie était "très intéressée par le maniaque Chikatilo".
    "Elle a rassemblé des informations sur lui et sur la manière dont il a commis ses meurtres", a déclaré celle-ci, selon Lenta.ru, sans que la raison de sa fascination ne soit finalement claire.

 

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Tamara Samsonova, la granny ripper - "www.psycho-criminologie.com"

Sources :
- https://lantredebloodwitch.blogspot.com/2016/09/tamara-samsonova-la-mamie-eventreuse.html#more
- https://french.alahednews.com.lb/15696/340
- https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/russie-la-mamie-tueuse-en-serie-tenait-un-macabre-journal-intime_1703566.html
- https://murderpedia.org/female.S/s/samsonova-tamara.htm

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