Psycho-Criminologie

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Publié le par Criminologie
Publié dans : #2019, #Actualites, #Sylvie Horning, #Infanticide
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Sylvie Horning, accusée de cinq infanticides a été condamnée ce jeudi après-midi à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Haut-Rhin. Identifiée après quatorze ans de recherches, elle avait reconnu avoir tué cinq de ses nouveau-nés ( dont trois filles et un garçon) qu'elle avait dissimulé dans le bois de Galfingue (Haut-Rhin). Sylvie Horning, ancienne graveuse industrielle est incarcérée depuis un an et demi à la maison d'arrêt de Mulhouse. 
 

Sylvie Horning a  fondu en larmes à l'énoncé du verdict en présence de son fils aîné, partie civile dans l'affaire qui ne l'a pas regardé. Son avocat pense déjà faire appel de la décision  « Vingt ans, c'est excessif, c'est quasiment le record de France ». "Je regrette d'avoir fait autant de mal à ces bébés, à ma famille, c'est tout ce que je peux dire", a-t-elle assuré, la voix étranglée de sanglots.

Les jurés n'ont donc pas reconnu l'altération du discernement pour cette mère de trois enfants, qui a tué cinq de ces nouveaux-nés en les étouffant ou en les étranglant, après avoir accouché seule dans les toilettes de son domicile à Wittelsheim et les avoir recouvert d'une couverture pour ne pas les voir.

L'enquête avait commencé par la découverte fortuite, en 2003, de quatre cadavres de nouveau-nés enfermés dans des sacs-poubelles, au sein de la forêt de Galfingue (Haut-Rhin) par un agriculteur, Philippe Gava. Jusqu'en 2017, les efforts des enquêteurs de la cellule infanticide 68 n'avaient pas permis de lever le mystère entourant ces cadavres. Sylvie Horning se souvient quand, en voiture, elle a entendu à la radio la découverte des sacs à Galfingue : « Je savais que c’était moi. Je me suis arrêtée, j’ai pleuré. J’avais deux filles à la maison, je ne pouvais le dire à personne. À qui j’aurais pu le dire ? La vie a continué… »

C'est finalement en septembre 2017 qu'un rapprochement a pu être être fait grâce à un prélèvement génétique effectué sur une quinquagénaire habitant Petit-Landau, en banlieue de Mulhouse. Son ADN avait été prélevé après une rixe entre voisins et a permis de faire le rapprochement avec celui des bébés morts.

Placée en garde à vue, Sylvie Horning avait  reconnu être la mère et  avoir commis « l'intégralité des faits d'homicide sur ses enfants qui venaient de naître ». Un cinquième corps de nouveau-né avait été découvert dans une glacière, au domicile de la famille. "C'était un truc dans mon corps dont je ne voulais pas. Je ne peux pas vous dire pourquoi, a-t-elle expliqué en garde à vue. Je les ai cachés dans un coin. C'était presque devenu une habitude. Une fois, deux fois, trois fois..."

Les faits se seraient déroulés sur une dizaine d'années, sans qu'aucun des proches de l'accusée ne s'en rende compte, y compris son compagnon, le père de ses enfants, décédé en 2018.

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Le lieu de la découverte des enfants dans le bois de Galfingue

Pas une mère

Ses trois enfants ont eu des mots très durs à son encontre.
"C'est une femme mais c'est pas une mère, elle n'aurait jamais dû avoir d'enfant", a lancé sa fille de 29 ans, qui n'avait plus de relations avec elle depuis presque 5 ans quand elle a été interpellée, en 2017, mais qui vient la voir en prison, par fidélité à son père.
Son fils aîné a évoqué "un manque réel d'affection", tandis que la benjamine, pourtant la "chouchoute" qui dit avoir été proche de sa mère, lui a reproché d'avoir détruit sa vie.
Pour ses deux premiers enfants, leur père avait appris la grossesse au 6ème ou 7ème mois, pour leur dernière fille seulement 3 heures avant sa naissance.

Les experts se sont divisés sur la thèse du déni de grossesse, le gynécologue Israël Nisand soutenant que toutes ses grossesses avaient donné lieu à des dénis, tandis que le psychiatre Henri Brunner a estimé que l'accusée "désirait être enceinte mais ne voulait pas des enfants".

L’expert psychiatre déclare, lui, que l’accusée a préparé un discours depuis longtemps dont elle ne se dépare pas. Le psychiatre conclut : « Il y a une part de mystère qu’il ne faut pas essayer forcément de masquer. La question n’est pas de savoir si Sylvie H. a été violée ou pas par son beau-père car cela n’expliquerait rien. Tout cela, comme le déni de grossesse, ce sont des idées reçues qui ne font que boucher le trou. La part de mystère ne peut être comblée par une explication pseudo-psychologique. »

 

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