Psycho-Criminologie

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Omar Raddad, adn, révision de procès, requette, juin 2021 - "www.psycho-criminologie.com"
Photo : La Croix

 

Bientôt la révision du procès d'Omar Raddad ?

 

"Omar m'a tuer". Voici certainement l'une des phrases avec son erreur de conjugaison les plus connues de France.
Omar Raddad fut condamné en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal (1991, Mougins), la femme pour qui il travaillait. Il avait écopé de 18 ans de réclusion après avoir été reconnu coupable par la cour. Depuis, son avocate n'a eu de cesse de faire réviser le procès. L'ADN va peut-être apporter un début de réponse à ce meurtre pour lequel plusieurs s'accordent à dire qu'Omar Raddad est innocent.

L'avocate du jardinier marocain, va en effet déposer ce jeudi une nouvelle requête en ce sens, sur la base de nouvelles analyses des traces d'ADN découvertes en 2015.

Ce sont en effet 4 empreintes génétiques correspondant à quatre hommes non-identifiés, deux empreintes parfaitement exploitables et deux autres partiellement qui avaient été retrouvées sur deux portes et un chevron  de la scène du crime. 

Ghislaine Marchal, riche veuve d'un équipementier automobile, avait 65 ans quand elle a été retrouvée baignant dans son sang dans la cave de sa propriété le 23 juin 1991.

La demande de révision s'appuie sur les analyses ultérieures d'un expert, rendues en 2019 et dévoilées lundi par le journal Le Monde. Ce rapport conclut à la présence d'une trentaine de traces d'un ADN complet masculin n'appartenant pas à Omar Raddad et trouvées dans l'une des inscriptions faites avec le sang de la victime qui désignaient le jardinier comme son meurtrier.

Raddad condamné en 1994 à 18 ans de réclusion, sans possibilité de faire appel à l'époque, avait au total passé plus de sept ans ans en prison. L'homme avait bénéficié d'une grâce partielle du président Jacques Chirac et d'une libération conditionnelle en 1998 mais cette grâce ne vaut pas annulation de la condamnation et ne l'innocente pas.

Ce n'est que grâce à la loi du 20 juin 2014, qui a assoupli les conditions de révision d'un procès criminel, que de nouvelles investigations ont pu avoir lieu.

 

 

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