Psycho-Criminologie

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Publié le par Psycho-criminologie
Publié dans : #News, #jacques Rancon
Procès du tueur des "disparues de Perpignan"

Jacques Rançon "Le tueur des disparues de Perpignan".
Le 5 février 2018 vient de débuter le procès aux assises des Pyrénées-Orientales de l'homme qui est apparu devant la Cour en t-shirt orange et veste grise prêtés par la prison. 
Jacques Rançon, arrêté en 2014 et âgé aujourd'hui de 58 ans, est accusé d'avoir violé et tué deux jeunes femmes près de la gare de Perpignan, entre 1997 et 1998, et d'avoir tenté de violé deux autres victimes qu'il a laissées pour mortes. Il est poursuivi pour homicides volontaires, tentatives d'homicide,  viols et tentative de viols sur quatre victimes.

Durant près de vingt ans l'enquête a piétiné et c'est grâce aux progrès de la science que ce magasinier au chômage, né en Picardie, a pu être confondu par son ADN passé dans le fichier FNAEG (Fichier National des Empreintes Génétiques).(des traces ayant été retrouvées sur la chaussure droite d'une des victimes).
Le jury, composé de quatre hommes et de deux femmes en jurés principaux et de deux hommes et deux femmes en jurés secondaires devront se prononcer le 26 mars, jour du verdict.
35 témoins et un collège d'experts défileront à la barre et tenteront d'éclairer le profil du tueur.

Si Jacques Rançon a reconnu les faits, il s'est toujours refusé à dire pourquoi il s'était acharné sur Moktaria Chaïb, 19 ans retrouvée sur un terrain vague entre la rue Nungesser et la rue Coli. La jeune femme s'était rendue sous les coups de 19h chez un ami qui habitait près de la gare en vue de dîner avec lui. Après la soirée, elle décide de rentrer à pied pour rejoindre la cité universitaire où elle logeait depuis peu. Son chemin l'emmena vers la gare...
Son corps découvert, les investigations des policiers les amènent à soupçonner dans un premier temps un chirurgien de nationalité péruvienne, Andres Palomino, qui vivait non loin de là. Mais faute de preuves, le Péruvien est relâché.
Les années passent sans que rien de nouveau ne vienne aux oreilles des enquêteurs qui pourtant vérifient les pistes, auditionnent des témoins, des suspects... jusqu'à ce qu'un rapprochement avec une affaire similaire se fasse : celui du meurtre de Marie-Hélène Gonzalez.

 

Le corps de la jeune femme de 22 ans avait été retrouvé dissimulé sous des cartons et des cagettes le 26 juin 1998, là aussi sur un terrain vague en périphérie de la ville, près de l'autoroute. Elle avait disparu dix jours plus tôt après avoir annoncé à ses parents qu'elle rentrait de son séjour chez une amie. Sa mère ne pouvant aller la chercher à la gare, la jeune fille aurait marché pour se rendre chez ses parents...

Pour les enquêteurs, les similitudes sont plus que troublantes. Marie-Hélène Gonzalez a elle aussi été mutilée par le tueur (mains et tête coupées qu'il avait emmenées avec lui, ce qui désignait quelqu'un ayant l'habitude de manier des instruments coupants avec des connaissances anatomiques).

Il faudra attendre six mois, alors qu'un incendie se déclenche entre Banyuls-dels-Aspres et Saint-jean-Laseille pour que soit retrouvé, au fond d'un ruisseau, le crâne de la victime.
La chance sourit à nouveau aux enquêteurs quand en 2013, un laboratoire lyonnais parvient à isoler une trace ADN et c'est l'année suivante, avec l'arrivée d'un nouveau programme incorporé au FNAEG que va être résolue l'affaire.
Un nom tombe, celui de Jacques Rançon.
L'homme est déjà bien connu des forces de police. Il a en effet déjà passé douze ans en prison pour agressions sexuelles et violences. Arrivé à Perpignan en 1997, il avait été incarcéré huit ans après avoir été condamné pour viol par la Cour d'Assises de la Somme dans il était originaire (il est né à Hailles en 1960).
Interpelé en 1998 pour avoir suivi une jeune femme, il avait été interrogé par les policiers sur le meurtre de Marie-Hélène Gonzalez pour lequel il niait alors toute implication. Sans élément à charge, il avait été relâché avant d'être à nouveau arrêté.
Ce sera lors de sa sixième audition qu'il passera aux aveux. Il avouera avoir menacé Mokhtaria Chaïb avec un couteau, l'avoir forcé à se déshabiller, tenté de la violer et lui avoir asséné une quinzaine de coups de couteau dans le cœur. C'est en rentrant à son hôtel qu'il se sera débarrassé des chaussures de la jeune femme. Chaussures sur lesquelles seront retrouvés plus tard son ADN.


C'est en voyant sa photo dans la presse que Sabrina Houenou contacte la police. La jeune femme est persuadée que Jacques Rançon l'a agressée en 1998. Elle explique alors qu'un soir elle était descendue attendre son petit ami, dehors, quand un homme d'une quarantaine d'années s'est mis a l'accoster. il l'a alors menacé d'un couteau, lui a porté deux coups. Des voisins, alertés par des cris le mettront heureusement en fuite.
Devant les faits accomplis, Jacques Rançon reconnaît l'agression.
Quelques temps plus tard, il reconnaît également le meurtre de Marie-Hélène Gonzalez et révèle qu'il l'a prise en auto-stop. Il a ensuite stationné la voiture dans un coin, l'a menacée, a basculé le siège passager en arrière, l'a déshabillé et l'a violé. Marie-Hélène se serait débattue et pour la faire taire, il l'aurait étranglé avec un fil. Morte, il devait se débarrasser du corps. Il a alors brûlé les vêtements et a jeté, après les avoir découpés, la tête et les mains dans deux sacs-poubelle.

Lors de la reconstitution, l'homme désigné par l'avocat de la défense comme un "sadique pervers", révélera que celui-ci s'est jeté "comme un fou sur le mannequin qu'on avait mis à la place de Marie-Hélène".

Parfois les méfaits de Jacques Rançon, on en compte un quatrième, celui de l'agression de Nadjet Ouatiki, le 10 septembre 1997, avec le même mode opératoire : la jeune femme rentrait à pied chez elle après son travail quand un homme l'a saisie par le cou, l'a faite basculée de l'autre côté de la rampe du pont Arago, lui a arraché là aussi ses vêtements, prêt à la violer. Heureusement comme pour Sabrina Houenou, une voiture passait par là et le chauffeur a mis en fuite Jacques Rançon

Celui-ci encourt aujourd'hui la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

 

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