Psycho-Criminologie

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psychologie et criminologie

le "dépeceur de Montauban" se présente aux législatives, Germain Gaiffe

 

 

Germain Gaiffe, est un ex-détenu connu sous le surnom du "Dépeceur de Montauban". L'homme, après avoir purgé sa peine de prison de 24 ans a annoncé sa candidature aux législatives dans la 2e circonscription du Vaucluse.
Germain Gaiffe, 55 ans, va donc faire face à Stanislas Rigault et sa suppléante Marion Maréchal.
Sa candidature fait du bruit et pour cause, l'homme a été condamné pour avoir tué en 1997 un homme d'affaires dans le Tarn-et-Garonne. En janvier 1998, les jambes de sa victime avaient été retrouvé dans la Garonne et un an plus tard, c'était son tronc décapité, dans la rivière Tarn. L'enquête menée par la gendarmerie avait révélé que l'homme d'affaires travaillait avec le père de Germain Gaiffe à qui il reprochait les mauvais résultats de la société qu'ils co-dirigeaient.
Lors du procès, Gaiffe avait nié avoir découpé la victime et avait évoqué l'hypothèse d'une hélice de bateau.

 

Le candidat aux législatives

 « Personne d'autre que moi n'est plus légitime à être le représentant du peuple car moi, j'ai pris 30 ans au nom du peuple », défend cet ancien détenu, dans un entretien à La Provence. « Les gens ont le droit de m'en vouloir. Ils ont le droit de ne pas comprendre », ajoute-t-il. Un projet qui n'est pas nouveau puisqu'il avait déjà tenté de se présenter, en 2017, depuis sa cellule de prison. En vain puisqu'il n'avait pas eu l'autorisation de déposer sa candidature à la préfecture.

 « Aujourd'hui, quand on m'incrimine, je m'en fous et en fait, ce casier judiciaire me permet justement d'être libre de dénoncer le système. Aussi guignolesque que cela puisse paraître, ma candidature est plus sérieuse que le spectacle mal joué donné par les élus et ce malgré le budget qu'ils ont » a attaqué le candidat « sans étiquette », a-t-il confié à La Provence. S'il est élu, « le dépeceur de Montauban » défendra l'impossibilité pour une personne ayant un casier judiciaire de se présenter à une élection. « Je serai le premier à être destitué de mon mandat », ironise-t-il. Il souhaite également organiser les débats citoyens ou supprimer les partis politiques. Mais se considérant comme « spécialiste de l'univers carcéral », il a plusieurs propositions : respecter la dignité du détenu puis l'envoi des mineurs dans un centre de légionnaires plutôt que l'emprisonnement ou encore assimiler les dealers à des terroristes.

 

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