Psycho-Criminologie

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Depuis le 23 avril,
ce sont 11 500 détenus
qui ont été libérés.

 

Comment cela est-il possible ? 

11 500 prisonniers ont été libérés avant la fin de leur peine pour éviter la promiscuité dans les prisons, en cette période de pandémie explique la chancellerie. Depuis le 16 mars, le taux de population carcérale est passée en dessous des 100%.

« Nous comptons 61 100 détenus, à la date du 23 avril, pour 61 109 places. La population détenue a ainsi diminué de 11 500 personnes depuis le 16 mars », a annoncé la ministre de la Justice.

« Le taux d'occupation moyen des prisons est désormais inférieur à 100 % des capacités ». Les établissements pénitentiaires étaient confrontés depuis des années à une surpopulation chronique, ce qui a valu à la France d'être plusieurs fois condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), notamment en janvier.

Des détenus en fin de peine sont sortis

« Cette diminution s'explique majoritairement par la réduction de l'activité pénale liée à la baisse de la délinquance dans le contexte du confinement », explique Nicole Belloubet. De plus, 5 300 détenus qui étaient « à quelques semaines de la fin de leur peine » ont été libérés. « Nous ne comptons que quatre réincarcérations de personnes qui n'ont pas respecté l'assignation à domicile dont ils avaient fait l'objet pour exécuter la fin de leur peine ».

 

Une « remontée en flèche » des incarcérations à la fin de l'épidémie ?

Dans cette interview donné au journal Le Monde, Nicole Belloubet redit qu'elle n'est « pas favorable » à une loi d'amnistie. Concernant l'encellulement individuel, elle estime que « cet objectif doit être tempéré ».

Sur ce sujet, Cécile Marcel, directrice de la section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) regrette « le manque de volonté politique » alors que « ce qui paraissait inatteignable est devenu en peu de temps réalisable ».

Concernant le taux d'occupation carcéral, Cécile Marcel « salue une situation inédite » mais s'inquiète d'une « remontée en flèches des incarcérations » quand les juridictions reprendront le travail. 

Des inégalités entre les prisons

Cécile Martel souligne également « une inégalité » entre les établissements sur les taux d'occupation. Dans des maisons d'arrêt, où sont incarcérés les prisonniers en détention provisoire et les courtes peines, « on voit encore des détenus à trois par cellule ». C'est le cas des maisons d'arrêt d'Ile-de-France avec  : Villepinte (Seine-Saint-Denis)) où le taux d'occupation est de 143 % ou Meaux (Seine-et-Marne) (157 %) le 27 avril.

 

 

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