Psycho-Criminologie

Psycho-Criminologie

psychologie et criminologie

 

Nombre de victimes :  3
Type de victimes :  femmes
Période :   6 août 1991 - 25 février 1992
Surnom : L’homme aux cinquante affaires
Nom : Vincenzo Aiutino 
Date de naissance : 10 mars 1970  
Lieu de naissance :  Zofingue (Suisse)
Sexualité : Hétérosexuel
Taille : Non connu  
Poids :  Non connu
Mariage :  Marie-Antoinette Calla
Enfants :  1
Parents : Siciliens  
Niveau d'études : Lycée
QI : Non connu

Type de tueur :  organisé
Diagnostic : psychopathe pervers, aux pulsions sexuelles intimement liées à la mort, trouble de la personnalité
Modus operandi : Après avoir attiré les victimes dans un endroit discret grâce à son physique et sa jeunesse, il les menace et s'exhibe devant elles tout en leur proposant une relation sexuelle. Suite au refus il les tue avec une barre de fer.
Armes utilisées : barre de fer 
Totem :  non

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   Les faits :


    Vincenzo Aiutino est un tueur en série français, le plus jeune à ce jour qui a tué trois jeunes femmes  à Longwy, en Meurthe-et-Moselle avant de se faire arrêter. Il est également surnommé "l'homme aux cinquante affaires". Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 6 mars 1988 et a été éligible à la libération en 2016.

 

"Vincenzo Aiutino, jeune" "psycho-criminologie.com"

   Vincent Aiutino, à l'école primaire

  

   Jeunesse

    Fils de Domenico, un maçon sicilien, Vincenzo Aiutino naît le 10 mars 1970 dans la ville de Zofingue, petite cité médiévale  de la vallée de la Wigger, en Suisse. Son père, déjà marié rejette ce fils dès sa naissance et choisit de ne pas le reconnaitre. Vincenzo va cependant vivre avec lui et part avec la famille pour la Belgique. Comme beaucoup de tueurs en série qui vont sévir, l'enfance brisée du jeune Vincenzo se dessine avec ce rejet , mais aussi par le viol de sa soeur âgée de 7 ans par ce père dont il recherche l'affection. Un père brutal qui l'oblige notamment à manger ses excréments quand il s’oublie dans son lit. Au même âge, Vincenzo met le feu à l’appartement par rebellion, mais aussi pour attirer l'attention sur lui, et ne quittera plus l’engrenage qui le conduira au trafic de drogues, aux rixes, aux vols, à l’arrogance, à l’indiscipline, et à la perversité sexuelle.
   Très tôt, il présente des problèmes à l'école et aura une scolarité des plus chaotiques. A la récrée, il s'isole, ne se fait pas d'amis, personne n'est invité chez lui et personne ne l'invite non plus. Mais à 12 ans, il s'intéresse au foot et rejoint le stade de la ville le dimanche. Mais c'est dans les vestiaires qu'on le voit où il chaparde les effets des jeunes. C'est un gamin violent, voleur, asocial. A 14 ans, il est confié à une institution pour handicapés alors que ce n'est pas vraiment là sa place. Le voilà entre les mains des psychiatres et des psychologues, car il fait de l'exhibitionnisme. Quand il revient à l'institution, il en rigole et tourne cela à la dérision. Tout le monde passe à côté de ses vrais problèmes.

Vincent Aiutino

  

    A 15 ans, il s'exhibe devant une femme alors qu'il est en stage sur un chantier. L'affaire fait un tollé et il est immédiatement renvoyé. Les médecins préconisent un séjour en établissement psychiatrique de quelques semaines (il en fera deux en tout). A la sortie, il abandonne le lycée sans aucun diplôme, passe la frontière, vit de petits trafics et fréquente les bars où il laisse souvent éclater sa violence et s'exhibe devant les filles qu'il attend à la sortie.
    Son adolescence va être ponctuée jusqu'au début de son âge adulte par des affaires de moeurs. Rien ne l'arrête, il agit sans frein et commet plusieurs attentats à la pudeur ainsi que nombre d'outrages notamment sur quatre femmes de Longwy. Certaines portent plainte et Aiutino est condamné à trois ans, dont un an ferme. 
   Durant sa détention, il rencontre Marie-Antoinette Calla, une jeune divorcée, mère de famille et se marie avec. Derrière une belle gueule transalpine et une amabilité apparente, Vincenzo Aiutino cache un homme machiavélique, dénué de tout scrupule.

 

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  Isabelle Le Nénan

 

   Les meurtres

    Isabelle Le Nénan, domiciliée à Mercy-le-Bas, dans la région de Longwy est une jeune attachée commerciale de 20 ans qui travaille pour l'agence commerciale de travail temporaire "Bis", situé à Longwy-Haut. Elle quitte son collègue et part pour l'hypermarché d'Auchan à Mont-Saint-Martin où elle doit retrouver une amie avec qui elle a prévu d'aller déjeuner. Sur le parking sur lequel elle vient de se garer, elle est abordée par un jeune homme. C'est Vincenzo Aiutino. Il l'attire sur un chantier à proximité en prétextant avoir à porter une charge lourde et lui fait remarquer qu'elle serait gentille de l'aider. Arrivé sur place, il commence à se dévêtir, s'exhibant avant de tenter de la violer. Elle lui résiste, il la frappe avec une barre de fer et la tue.

Auchan Mont-Saint-Martin

Le Auchan de Mont-Saint-Martin
  

   A 15 heures, son collègue ne la voyant pas revenir appelle ses parents. Ceux-ci déclarent la disparition d'Isabelle, mais les policiers pensent que la jeune femme va revenir après quelques jours et qu'elle a fugué. Le commissariat de Longwy découvre en effet qu’Isabelle traverse une période plus difficile que ses proches ne l’imaginaient, la raison, entre autres, tenant à un différend avec son fiancé.

Bertrand le nenan

    Bertrand Le Nénan, lui, sait que ce n'est pas le genre de sa fille de partir ainsi sans prévenir personne et surtout de laisser son travail. Il prend les choses en main et part enquêter par ses propres moyens. Il retrouve la voiture dans laquelle se trouve un sandwich non entamé sur le siège passager. Bertrand Le Nénan, est sur le champ convaincu que le créneau n’est pas l’œuvre de sa fille, à laquelle il a appris à garer son véhicule les roues droites, ce qui n’est pas le cas sur les lieux. La police, sans plus d'indices, n’engage pas davantage de manœuvres. La famille, elle, opère ses propres recherches et trouve le 10 août le sac à main d'Isabelle au milieu d’un terrain vague, à proximité de l’endroit où a été retrouvée sa voiture. Les chiens renifleurs mènent tous aux abords d’un bac de décantation situé près de Mont-Saint-Martin. Après pompage des bassins, il n'y a aucune trace d’Isabelle.
   Le 22 août, l'affaire est alors classée par la police et le 21 septembre par le juge, tous persuadés, sur la base de témoignages qui affirment que la jeune fille a  été aperçue dans la région de Metz,  qu'il s'agit là d'une disparition volontaire.

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Isabelle Christophe

   Le 13 septembre 1991, une jeune caissière de 21 ans, Isabelle Christophe, du magasin Auchan où Vincenzo à enlevé sa première victime, est abordée par le jeune homme. Il utilise la même ruse qu'avec Isabelle Le Nénan (l'aider à porter une charge jusqu'au chantier). Sur place, il l'emmène dans la cave du chantier et la viole avant de l'étrangler et de la tuer avec la barre de fer. Sa mère qui a l'habitude de l'avoir au téléphone s'inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle appelle sa nièce et demande à celle-ci de se rendre à l'appartement voir s'il n'y a pas de soucis. Quand la nièce arrive, elle ne peut que constater les lettres qui s'amoncellent sur l'escalier. Avertie, la mère fait appelle aux pompiers pour enfoncer la porte. Quand ils arrivent sur place, ils se rendent compte que l'appartement est vide.
   Les policiers qui enquêtent mettent la main sur une lettre aux intentions suicidaires et s’y fient, sans faire de lien entre les deux disparitions. Comme la première fois, la famille de la victime n'est pas prise au sérieux.

   Le 20 octobre, deux chasseurs qui sont à la recherche de leur future proie animale passent à travers les taillis et découvrent, alors qu'ils se trouvent dans le bois de Turpange, en Belgique, au lieu-dit la Croix de la Missionun, un corps dénudé qui est dans un état de décomposition avancé et à moitié carbonisé. Il s'agit du cadavre d'Isabelle Le Nénan, identifié grâce aux bijoux que le corps porte encore. Le médecin légiste relève une fracture du crâne probablement donné avec un objet contondant.

La région d'Arlon où les corps ont été retrouvés

   Cette fois, les policiers prennent l'affaire au sérieux et commencent à penser à un crime de type sexuel. Ils épluchent les dossiers des délinquants de la région et réduisent leur champ à quatre hommes. Parmi eux, le nom de Vincenzo Aiutino sort. L'homme, maçon, travaille justement sur un chantier proche de l'hypermarché Auchan.
   Le 2 décembre 1991, des inspecteurs de la SRPJ de Nancy se rendent sur le chantier et l'interpellent. Il nie les accusations, mais fanfaronne sur ses antécédents, fier de son palmarès. Sa femme, avec qui il a eu un enfant, confirme son alibi selon lequel ils étaient ensemble au moment des faits.
    Malgré de forts soupçons, mais manquant de preuves, la PJ relâche Aiutino après 10 heures de garde à vue. En effet, la comparaison des empreintes ADN n’existe pas encore.

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Bernadette Bour

 

   Le 25 février 1992, Bernadette Bour, 40 ans, visiteuse médicale sort de chez un praticien quand elle trouve le pneu avant de sa voiture dégonflé. Elle prend alors son cric et s'apprête à le réparer quand un homme s'approche d'elle et lui propose son aide. Il s'agit de Vincenzo. C'est lui qui a crevé son pneu. Voyant qu'elle a les mains sales, il lui propose de venir les nettoyer chez lui. Elle accepte. Arrivés chez Aiutino, celui-ci l'entraine au sous-sol de son domicile, tente de la violer, sans succès, et finalement la tue. Il emmène le corps dans le bois de Buré d'Orval où il l'abandonne.
   Le soir, le compagnon de Bernadette s’affole ne pas la voir revenir et prévient la police. La liste des visites de sa compagne en main, il contacte lui-même le dernier spécialiste chez qui elle s'est rendue, celui de Mont-Saint-Martin. Ce dernier lui confie que ce jour-là, dans la même salle d’attente que Bernadette, patientait Vincenzo Aiutino venu consulter pour une bronchite. L'homme en réfère immédiatement à la police de Longwy et confirme l'information que Bernaette se trouvait bien ce jour-là, à quelques lieux du domicile du maçon qui habite alors au 8, rue Joseph Labbé.

Rue Joseph Labbé | Ville de Mont-Saint-Martin

Rue Joseph Labbé


    La police se rend sur place, bien décidée à aller cueillir "L'homme aux cinquante affaires". Mais à leur arrivée, personne n'ouvre la porte. Les voisins, interrogés, mentionnent aux agents la présence d'une femme dans l'après-midi chez Aiutino. Certains font part d'un curieux manège. Vincenzo se serait en effet amusé à déplacer à plusieurs reprises une Peugeot 205. Celle de Bernadette Brou...
   La police décide de planquer en bas de l'immeuble et tente de lui tomber dessus quand il rentre, mais Vincenzo Aiutino les remarquent et prend la fuite à bord de son 4x4. S’en suit une course poursuite qui va prendre fin à la frontière belge. Une commission rogatoire internationale est alors lancée pour solliciter la coopération des gendarmes belges.
   Entre temps, le commissaire et ses hommes reviennent sur leurs pas et enfoncent la porte du domicile d’Aiutino pour y fouiller les lieux. Ils descendent dans la cave et dénichent une scène macabre : un espace aménagé avec canapé, chaîne hi-fi, des traces de sang sur les murs, une montre de femme, un pull-over et une barre de fer, tous ensanglantés.

 

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Vincent Aiutino
 

   Arrestation

   Vincenzo Aiutino, se sachant sur la sellette s'est réfugié chez son père. Il a seulement 22 ans et c'est là que les policiers belges vont le cueillir, à Aubange. Cette fois, il avoue rapidement tout, avant de se rétracter et d'accuser son père, Domenico. Puis il accusera son beau-frère en se défendant d'être mêlé aux meurtres. Il réussira par ailleurs à s'évader de la prison d'Arlon, en prenant en otage un gardien, mais sera repris quelques heures après. Ses accusations lui permettent de retarder son extradition vers la France, du moins jusqu'en 1993. 

vincenzo aiutino

Vincent Aiutino à son procès

   Procès

   Condamné d'abord en Belgique, à Liège, le 6 mai 1992 à deux ans de prison ferme pour des attentats à la pudeur commis quatre ans plus tôt. Le 6 janvier 1993 c'est au tour du tribunal correctionnel d'Arlon de le condamner à trois ans fermes pour sa tentative d'évasion avec prise d'otage. Peine aggravée en appel à cinq ans fermes.

   Ramené en France en 1993, le procès à la Cour d'assises de Nancy n'aura, lui, finalement lieu qu'en mars 1998.
   Les experts psychiatres qui sont amenés à l'expertiser diagnostiquent chez lui des troubles de la personnalité et une psychopathie. Ils le considèrent également pleinement responsable de ses actes.
   Devant le tribunal, Aiutino ne reconnaît que le meurtre de sa dernière victime, Bernadette Bour et rejette celui des deux autres. Pour le meurtre de Bernadette, il se serait inspiré du film, Le Silence des Agneaux, et détaille sa manigance. Envahi par une pulsion dans la salle d’attente, il est sorti pour crever un pneu de sa voiture. Sa femme, Marie-Antoinette qui assiste à son procès se lève d'un bond. Elle s'écrie en regardant les jurés : « Il faut qu'il dise la vérité, il l'a promis à son fils. S'il ne le fait pas, son fils sera déçu. Il l'est d'ailleurs déjà. Il n'a pas tout dit. La vérité, un point c'est tout ».

"Aiutino conduisant la police jusqu'au corps de ses victimes"

Vincent Aiutino conduisant les policiers aux corps de ses victimes


   Un témoin raconte : "j'ai connu personnellement cette personne quand on était enfant, il n'a JAMAIS été bien net ! Il a mis le feu à la maison familiale et sa sœur a été gravement brûlée et porte toujours les marques de ces blessures, dès que quelqu'un le contrariait, il voulait lui nuire ..."
   De ce témoignage, Aiutino n'en a que faire. Il ose même le troisième jour du procès, la main sur le coeur, compatir à la douleur des familles. Il est interrompu par le père d'Isabelle Le Nénan. « Arrête, arrête ! Tu vois pas le mal que tu nous fais ! », tandis qu'une femme au bord des larmes crie : « Avoue, mais avoue donc ! ». Présenté comme un être « manipulateur, séducteur et sournois », Vincenzo Aiutino alterne des périodes d'abattement et de volubilité. Tantôt il interrompt la présidente, trouvant « qu'on se répète, qu'on tergiverse, qu'on perd du temps, que les témoins bafouillent, ont des trous de mémoire », tantôt il interpelle le procureur général Charles Grimaldi en ironisant : « Monsieur l'avocat général tient bien son rôle, bravo. Il est vrai que Monsieur l'avocat général a vingt ans de théâtre derrière lui ».
   Le jury ne se laisse pas prendre à ses effets et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 18 ans, le 6 mars 1998 c’est-à-dire qu’il ne peut déposer aucune demande de remise en liberté au cours de cette période.
   Comme il a déjà effectué cinq ans de détention provisoire, sa libération s'avère être possible dès 2011, mais en novembre 1998, il saccage quatre cellules de la maison d'arrêt de Nancy où il est enfermé et agresse plusieurs surveillants, ce qui lui vaut d'écoper de cinq mois de plus.

 

prison d'Ensisheim

La prison d'Ensisheim

   L'après

    A ce jour, Vincent Aiutino se trouve toujours à la prison d'Ensisheim (même si une rumeur a fait croire à sa libération en 2011), ses demandes de libération ont été rejetées, dont la dernière en 2016. « Si jamais un juge le fait sortir un jour, on va monter au créneau », prévient déjà Bertrand Le Nénan, le père d'Isabelle. « C’est une personnalité qui reste extrêmement dangereuse. »
   En guise de dédommagement et au vu des faibles revenus sur ses comptes, l’accusé, par l’intermédiaire de sa maison d’arrêt nancéienne, envoie des virements dérisoires, le plus souvent de 0,15 centimes aux parents des victimes.

Vincent Aiutino

Vincent Aiutino à son procès

   Profil

    Vincenzo Aiutino est un tueur psychopathe pervers de type organisé qui prémédite ses actes et sélectionne ses victimes. Son enfance est typique de ce genre de tueur, avec un père tyrannique et une mère surprotectrice.
    Son modus operandi est toujours le même : Après avoir attiré les victimes dans un endroit discret, il les menace et s'exhibe devant elles tout en leur proposant une relation sexuelle. Suite au refus, il les tue. Le fait qu'il ait répété trois fois le même rituel avec le même résultat laisse penser que son but réel n'est pas le viol, mais le meurtre qui a une connotation sexuelle très forte chez lui.

 

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Bertrand et Maryse le Nan

 

 

 

 

 

 

 

Vincent Aiutino, le plus jeune tueur en série de France - "www.psycho-criminologie.com"

Sources :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincenzo_Aiutino
- https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-briey/2018/02/17/chroniques-criminelles-enquete-sur-le-cas-aiutino
- https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-briey/2018/02/16/photos-vincenzo-aiutino-triple-meurtrier-de-longwy
- https://www.lesfrontaliers.lu/societe/chronique-criminelle-le-tueur-de-femmes-de-longwy-retour-sur-le-cas-vincenzo-aiutino/
- http://www.lessentiel.lu/fr/news/story/non-aiutino-n-a-pas-ete-remis-en-liberte-13647278
- https://lpbdh.info/gav-1-vincenzo-aiutino
- https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/03/06/les-faux-fuyants-de-vincenzo-aiutino-tueur-en-serie_3658238_1819218.html
- https://prezi.com/-79ivkczfe5t/vincenzo-aiutino/
- https://www.lesoir.be/art/soulagement-au-pays-de-longwy-le-meurtrier-de-trois-jeu_t-19920229-Z051NQ.html
- https://www.dhnet.be/archive/l-homme-aux-cinquante-affaires-51b7e79be4b0de6db997047d

 

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