Psycho-Criminologie

Psycho-Criminologie

psychologie et criminologie

Publié le par Criminologie
Publié dans : #Tueurs en série, #Tueurs en série USA, #Années 70, #David Berkowitz
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Nombre de victimes :  15, dont 6 mortes
Type de victimes :  femmes, hommes, couples de type caucasien
Période :   1976/1977
Noms :  Richard David Falco, puis David Richard Berkowitz  
Date de naissance :  1 juin 1953
Lieu de naissance :  Brooklyn, New York
Famille :   1 sœur aînée
Sexualité :  Hétérosexuel
Études :   Terminale
QI : 118  à 7 ans - 110 à 21 ans
Taille : 1m75
Poids :  80 kg
Type de tueur : Organisé  
Type d'arme utilisé : fusil de calibre .44 , un revolver, un couteau
Trophée :  Pas de trophée
 
Modus operandi : David Berkowtiz ciblait de jeunes filles aux cheveux bruns.
Il s'approchait la nuit de leur voiture, une perruque sur la tête. Arrivé à proximité de la vitre, il  leur tirait plusieurs coups de feu dessus ainsi que
sur les personnes qui les accompagnait avant de s'enfuir à bord de sa voiture.  

 

Maurice DuBois de CBS News et David Berkowitz

 

 

 Les faits 

 David berkowitz est un tueur en série qui a tué six personnes et en a blessé neuf autres durant l'année 1977. Il les ciblait de son fusil et fut chassé par une équipe de 250 policiers. Les New Yorkais ont été terrorisés par cet homme qui tirait sur n'importe qui. Arrêté, il plaida coupable de huit attaques. Il a été également impliqué dans de nombreux incendies criminels. Surnommé le "Fils de Sam", il acquit une renommée mondiale.

 

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 Jeunesse

 David Berkowitz naît le 1er juin 1953 à New York. Son père, Joseph Kellerman est un homme d'affaires marié de Long Island et sa mère est Elizabeth "Betty" Broder Falco, une serveuse épouse en 1936 d'un italo-américain, Tony Falco. Les parents l'abandonnent à l'adoption, car ni l'un ni l'autre ne souhaite le garder ( le père aurait menacé de quitter Betty si elle gardait l'enfant).
 David a une demie-soeur, Roslyn, née du premier mariage de Betty.
 Deux semaines après sa naissance, il est adopté par Nathan et Pearl Berkowitz, des commerçants en quincaillerie du Bronx qui lui donnent leur nom. Il sera le seul enfant du couple et grandit dans le quartier Soudview, dans la communauté juive et italienne sous le nom de David Richard Berkowitz.

 

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Nathan et Pearl Berkowitz

 

 Alors qu'il est à la maternelle, le jeune David manque 46 jours d'école pour une raison inconnue et se fait gifler par sa mère quand il rentre un jour avec du sable sur la tête que lui ont mis les petites filles qui jouaient avec lui.
 A 4 ans, il frappe son ami Lory sur la tête avec une arme à feu.
 L'année suivante, son père commence à montrer un intérêt particulier pour lui et l'invite à prendre sa douche en sa compagnie.

 Il a 7 ans quand il est renversé et blessé par une voiture à la tête. Quelques mois plus tard, il heurte un mur et souffre à nouveau de blessures.
 A l'école, il se montre bon joueur de base-ball et apprend par ses parents qu'il est un enfant adopté.
 Quelques mois plus tard, il est de nouveau blessé au front avec un tuyau et reçoit plusieurs points de suture. C'est à ce moment-là qu'il voit aussi une jeune fille se faire renversée par une voiture.

 

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 A 9 ans, il commence à se masturber. Il manque l'école plusieurs fois (28 jours en un an) et se fait taquiner par ses camarades sur son poids. C'est vrai que même s'il est grand pour son âge, il est un peu grassouillet. De ce fait, il s'isole facilement, se sentant différent des autres et peu désirable. Il se montre parfois agressif envers les autres enfants qu'il choisit plus jeunes pour pouvoir les intimider. Ses résultats scolaires s'améliorent et il reçoit même les félicitations de ses professeurs qui notent ses progrès, notamment en mathématiques. Un de ses instituteurs dira plus tard "c'était un enfant souvent de mauvaise humeur, qui pouvait être facilement contrarié mais qui pouvait faire du bon travail quand il le voulait."
 Il se fait mordre par un chien et dit à ses parents qu'il a l'impression de voir des monstres tourner autour de lui. Ceux-ci lui font consulter un psychothérapeute durant quelques temps.
 Il a douze ans quand il commence à mettre le feu et à torturer et tuer de petits animaux. Il tue la perruche de sa mère en lui versant de petites doses de liquide de vidange, puis brûle des punaises avec du caoutchouc chaud.
 Alors qu'il a 13 ans, il voit à nouveau un enfant mourir sous ses yeux, renversé par un bus.  C'est aussi l'année de sa Bar Mitzvah au Temple Adath Israël. Durant cette fête, il n'a pas d'amis présents, pas plus que de famille en-dehors de ses parents.
 L'année suivante, sa mère Pearl décède d'un cancer du sein et David Berkowitz se montre très en colère contre son père qui lui a caché sa maladie. Ses notes à l'école commencent à plonger. Son père se retire pour faire son deuil durant sept jours et laisse David seul en lui interdisant de regarder la télé.
 Ses notes continuent à dégringoler et passe de B- à C- puis à F.

 

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 A 15 ans, il fantasme sur les filles et s'adonne beaucoup à la masturbation sans chercher à avoir une petite amie. Avec quelques camarades, il se décide à se former comme pompier volontaire.
 L'année suivante, il a sa première expérience sexuelle et se découvre une préférence pour le sexe oral et les caresses pendant les rapports.
 Il déménage à Co-op city, une résidence dans le Bronx, et s'engage dans la voie de la délinquance en cassant des vitres de voiture, en allumant des feux et en continuant à torturer des animaux. En 1971, son père se remarie à une femme nommée, Marie qui a 25 ans. David se montre hostile à ce mariage. Il termine ses études sans briller et s'enrôle dans l'armée.

 

 

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 L'armée

 Lors des tests psychologiques et physiques qu'il passe, l'armée décide de l'engager dans l'infanterie et l'envoie en Corée en tant que spécialiste E4 pendant une dizaine de mois. Au cours de ce séjour, il s'essaye à la marijuana, à la mescaline, aux amphétamines, et au LSD.
 Ses camarades le surnomment "Wolf" à cause de l'abondance de sa chevelure.
 Il a 18 ans en 1972 quand il est pris en train de voler de la nourriture. Il est cité dans deux incidents dont celui où il a refusé de bouger avec son unité quand on lui a ordonné de le faire. Il se prend un amende de 50$ pour avoir manqué le retour à sa caserne.
 Cette année-là, il a des rapports sexuels avec une prostituée et écope au passage d'une maladie vénérienne. De retour au pays, il rejoint une unité à Fort Knox et commence à fréquenter l'église baptiste et se fait même baptiser le 18 mai 1974. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à mettre en route des départs de feux. A cette période, il en est déjà à plus de 1400 (répertoriés dans son journal). Finissant son temps à l'armée, il est remercié avec les honneurs et commence à travailler chez IBI en tant que gardien de sécurité.
 David Berkowitz décide de reprendre ses études et s'inscrit au Bronx Community College. Il quitte finalement son poste de gardien et devient chauffeur de taxi. Cette année-là, il découvre également que son vrai nom est Richard Falco.

 

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 En janvier 1975, il s'installe dans un appartement au 2161 avenue Barnes. De sa fenêtre, il tire sur un berger allemand, peut-être parce que lorsqu'il était gardien, un chien l'avait mordu. En mai, il retrouve l'adresse de sa vraie mère, Betty Falco, et lui fait parvenir une carte de fête des mères. Celle-ci lui répond et le fils et la mère apprennent à se connaître. Elle lui révèle alors le pourquoi de son abandon. Cette nouvelle ébranle grandement David  Berkowitz qui ne comprend pas que son père n'ait pas voulu de lui. Les psychologues diront plus tard que cette information va déclencher ce qu'ils appellent "la crise primaire". 
 Son amour des feux ne fait que continuer à croître et Berkowitz continue à allumer des départs d'incendie. Au mois de juin, il laisse tomber les taxis et prend un job comme agent de sécurité à l’aéroport JFK. En automne, il quitte son travail et trouve un nouvel emploi comme ouvrier dans une entreprise de conditionnement. A son père adoptif, il fait savoir qu'il est en dépression et qu'il commence à entendre des voix qui lui disent d'attaquer les gens.

 

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 Les meurtres


 Au mois de décembre, le 23, il signe son dernier incendie qui est le 1488ème noté dans son journal qui compte trois cahiers et dès le lendemain, David cherche à tuer deux jeunes femmes avec un couteau. La première victime n'a pas été identifiée, et n'a pas été gravement blessée, car elle a pu se défendre. La deuxième est Michelle Forman que Berkowitz a attaquée alors qu'elle traversait un pont. La jeune fille sera transportée à l'hôpital et sauvée.
 En janvier 1976, il arrête de rendre visite à sa mère et sa demi-soeur et déménage dans une maison à New-Rochelle, qui appartient à Jack et Nann Cassara. Il signe un bail de deux ans et dépose une caution de 200$.
 Le même mois, il reçoit son permis de carabine et achète un semi-remorque, quatre boites de munitions ainsi qu'un fusil automatique pour 152,50$. 
 Il travaille pour le service postal et au mois d'avril, déménage au 35 rue Pine à Yonkers pour échapper, selon lui, aux hurlements des démons. Son voisin est Sam Carr qui possède un chien.
 David Berkowitz tente de tuer l'animal avec un cocktail Molotov. Sa tentative échoue.

 

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 En juin, il achète une arme de poing et un calibre .44 à un ancien copain de l'armée. Le premier tir qui lui est attribué a lieu dans la région de Pelham Bay, dans le Bronx. Nous sommes le 27 juillet, il est 13h10 quand il tire cinq fois dans une voiture garée près de chez lui. Il tue sur le coup, Donna Lauria, âgée de 18 ans et blesse Jody Valenti (19 ans) à la hanche qui survit. Les deux jeunes filles discutaient de leur soirée qui avait eu lieu dans une discothèque de New Rochelle. Donna était sur le point de partir quand elle remarqua un homme qui s'approchait rapidement du véhicule. Elle a à peine eu le temps de prononcer quelques mots avant que l'homme ne sorte un fusil d'un sac en papier et ne lui tire dessus. Jody reçoit elle, une balle dans la cuisse. Un troisième tir manque les deux jeunes femmes et David Berkowitz s'éloigne ensuite. Plus tard, Jody déclare qu'elle ne reconnait pas le tueur mais le décrit comme un homme blanc qui a la trentaine avec le teint clair, mesurant environ 1m75 et pesant dans les 73 kg. Ses cheveux sont courts, sombres et bouclés. Le père de Donna Lauria dira à la police qu'il lui a semblé voir un homme correspondant à la description assis dans une voiture jaune à proximité. Des voisins corroborons  cette version.


 Au mois de septembre, il écrit un poème qu'il intitule "Mère de Satan".

 

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 Le 23 octobre 1976, il est 2h30 du matin quand il blesse Rosemary Keenan (18 ans) et Carl Denaro (20 ans) à la tête dans un quartier résidentiel de Flushing, dans le Queens, près du parc Bowne. Le couple parlait dans leur voiture quand les vitres se sont brusquement brisées. Rosemary démarre alors à toute bombe pour tenter de s'échapper, alors que Berkowitz continue de leur tirer dessus. Denaro est blessé à la tête et Rosemary a quelques blessures superficielles dues au verre brisé. Carl Denaro sera finalement opéré et les chirurgiens lui mettront une plaque pour lui remplacer une partie du crâne.
 Aucun des deux ne pourra faire de description du tireur.
 La police détermine que les balles ont été tirées par un calibre .44, mais endommagées et abimées, elles ne peuvent être associées à une arme particulière. Denaro ayant les cheveux longs à cette époque, les inspecteurs pensent que le tireur l'a pris pour une fille.
 Les autorités auraient pu faire le rapprochement avec l'acte qui a visé Donna Lauria et Jody Valenti, mais les faits s'étant passé dans des quartiers éloignés l'un de l'autre, l'enquête fut confiée à deux postes de police différents.

 Le mois suivant, le 27 novembre, il blesse Donna DeMasi (16 ans) et Joanne Lamino (18 ans) qui rentrent du cinéma peut après minuit. Les deux jeunes filles discutent sous le porche de la maison de Lomino à Bellerose, dans le Queens, quand un homme habillé en treillis militaire les approche pour leur demander son chemin. "Pouvez-vous me dire comment..." commence-t-il d'une voix quelque peu aigüe avant de sortir un revolver d'un sac et de leur tirer dessus à plusieurs reprises. Un voisin, alerté par le bruit le fait fuir. Il déclarera plus tard à la police avoir vu un homme blond s'échapper qui tenait un pistolet dans sa main gauche.  Donna DeMasi est touchée au cou, mais sa plaie n'est pas mortelle.
 Joanne, frappée dans le dos restera paraplégique après qu'une balle se soit logée dans sa colonne vertébrale. 
 L'année suivante, le 30 janvier 1977, David Berkowitz tire sur John Deil et sa fiancée Christine Freund (26 ans). Les deux sont assis dans la voiture de Diel près de la station Forest Hills dans le Queens. Trois coups de feu sont tirés sur l'automobile vers 12h40. Dans la panique, Diel s'enfuit pour demander de l'aide. La jeune femme décède quelques heures plus tard à l'hôpital après avoir été abattue d'une balle dans la tête.
 La police comprend alors qu'elle a affaire à un seul tireur. Toutes les victimes ont en effet été touchées par des balles de calibre .44 et les tirs semblent viser de jeunes femmes aux cheveux noirs.
 Un composite est alors publié avec les descriptions faites par les témoins.

 

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Virginia Voskerichian

 Il remet cela au mois de mars, le 8 vers 19h30 en assassinant Virginia Voskerichian d'une balle dans la tête alors que celle-ci rentrait chez elle après son cours ayant eu lieu à l'université de Columbia. La jeune fille habite à quelques pâtés de maisons de la demeure de Christine Freund. Dans un geste désespéré pour se défendre, Virginia leva ses livres entre elle et David Berkowitz, mais la balle la toucha de plus fouet, la tuant sur le coup.
 Quelques instants après le tir, un habitant du quartier entre en collision avec une personne qu'il va décrire comme un garçon âgé entre 16 et 18 ans, rasé de près, portant un chandail et une casquette. Le voisin dira que le jeune homme a alors enlevé sa casquette et s'est exclamé : "Oh, Jésus !" avant de s'enfuir à toute jambe. D'autres voisins diront avoir vu ce jeune homme ainsi qu'un autre correspondant à la description de David Berkowitz flâner dans le coin une heure avant la tuerie.
 Les médias s'emparent de l'affaire et tous les jours un article sort sur l'avancée de la police. Les ventes du New York Post et du Daily News augmentent. Les médias étrangers s’intéressent elles aussi à l'histoire et des articles fleurissent en une comme dans le journal italien "L'osservatore Romano", ou le journal hébreu "Maariv".

 

 

 David Berkowitz envoie une lettre à son voisin, Sam Carr pour se plaindre de son chien qui ferait selon lui trop de bruit.

 Il signe la lettre "Un citoyen".

 

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Valentina Suriani et Alexander Esau

 En avril, il trouve un emploi dans un bureau de poste près de chez lui et le 17, vers 3 heures du matin,  tue Valentina Saurani (18 ans) et Alexander Esav (20 ans) qui meurt à l'hôpital. Les deux amoureux étaient assis dans la voiture de la jeune femme près de chez elle dans le Bronx, à quelques pas du lieu du meurtre de Donna Lauria et de Jody Valenti.
 Chacun d'eux est abattu de deux balles.
 La police découvre une lettre rédigée en grande partie en lettres manuscrites et adressée au capitaine Joseph Borrelli du NYPD. Dans cette lettre, David Berkowitz se fait pour la première fois appeler le "Fils de Sam".
 Une partie de son contenu va être révélée à la presse.
 Dans sa lettre, Berkowitz exprime sa détermination à continuer les meurtres et se moque de la police qu'il juge incapable de le trouver.

 

 "Je suis profondément blessé par votre appel de haine. Je ne suis pas un monstre. Je suis le "Fils de Sam". Je suis un petit gamin. Quand le père Sam se saoule, il devient méchant. Il bat sa famille. Parfois, il m'attache à l'arrière de la maison. D'autres fois il m'enferme dans le garage. Sam aime boire le sang. "Sors et tue" commande le père Sam. [...] Je me sens comme un étranger. Je suis sur une longueur d'onde différente de celle de tout le monde - programmé pour tuer. Cependant, pour me tuer, tu dois me tuer. Attention à tous les policiers : Tirez sur moi d'abord ou je vous tuerai. Restez hors de mon chemin ou tu mourras ! Papa Sam est vieux maintenant. Il a besoin de sang pour préserver sa jeunesse. Il a eu trop de crises cardiaques. Trop de crises cardiaques. "Euh, moi ça va, Sonny Boy". Ma jolie princesse me manque. Elle se repose dans notre maison mais je la verrai bientôt. Je suis le "monstre" - "Beelzebuth" - le "Chubby Behemouth". J'aime chasser, rôder dans les rues à la recherche du gibier - de la viande savoureuse. [...] Je veux faire l'amour au monde. J'aime les gens. Je n'appartiens pas à la Terre. Aux gens du Queens, je t'aime. Et je veux vous souhaiter à tous de joyeuses Pâques. Que Dieu vous bénisse dans cette vie et dans la suivante et pour le moment, je vous dis au revoir et bonne nuit. A la police, laissez-moi vous hanter avec ces mots : Je reviendrai ! Je reviendrai ! Ce qui peut être traduit par : Bang, bang, bang - Beurk ! Bien à vous dans le meurtre. Mr Monster".

 La police pense à l'époque que l'auteur de la lettre peut avoir des origines écossaise, car la phrase "Ça va, sonny boy" leur fait penser à "mon cœur, ça fait mal, sonny boy". Elle pense également que le tireur blâme les femmes et en particulier une infirmière pour la mort de son père car il utilise l'expression "trop de crises cardiaques", d'autant que Donna Lauria était technicienne médicale et que Jody Valenti étudiait la médecine.

 

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 Sans le savoir, la police convoque David Berkowitz quelques jours plus tard pour un problème de conduite sans assurances.
 Le 19 avril, un groupe de travail "Opération OMega" est mis sur pied sous la direction de Timmy Dowd. Le groupe est composé de 75 détectives et de 225 agents en uniforme.
 David Berkowitz envoie une seconde lettre à son voisin "Je peux dire qu'il n'y aura pas de paix dans ma vie jusqu'à ce que je fasse cesser la vôtre". Sam Carr est secoué et se rend aussitôt au poste de police et remet la lettre aux agents.
 Le 29 avril, Berkowitz tire sur le chien de Carr, mais l'animal, malade, survit.
 Le groupe Omega publie un profil psychologique du tueur le décrivant comme quelqu'un de "Schizophrène, névrotique, paranoïaque, probablement timide, solitaire et incapable d'établir des relations personnelles,  en particulier avec les femmes. L'homme se penserait victime d'une possession démoniaque".  

 Le 30 mai 1977, David Berkowitz adresse une lettre au journaliste et chroniqueur du Daily News, Jimmy Breslin. La lettre est postée tôt le matin depuis Englewood, dans le New Jersey. Au verso de l'enveloppe, se trouvent les mots "Sang et famille - Ténèbres et mort - Dépravation absolue - .44".

 

 

 Le contenu de la lettre est le suivant :

 "Bonjour des gouttières de N.Y.C. qui sont remplies de fumier de chien, de vomi, de vin vicié, d'urine et de sang. Bonjour des égouts de N.Y.C. qui engloutissent ces friandises lorsqu'elles sont emportées par les camions balayeurs. Bonjour des fissures dans les trottoirs de N.Y.C. et des fourmis qui vivent dans ces fissures et se nourrissent du sang séché des morts qui s'est installé dans les fissures. J.B., je vous écris un mot pour vous faire savoir que j'apprécie votre intérêt pour les meurtres récents et horribles du .44. Je tiens également à vous dire que je lis quotidiennement votre chronique et que je la trouve très informative. Dis-moi Jim, qu'auras-tu pour le vingt-neuf juillet? Vous pouvez m'oublier parce que je ne me soucie pas de la publicité. Cependant, vous ne devez pas oublier Donna Lauria et vous ne pouvez pas laisser les gens l'oublier non plus. C'était une fille très, très gentille, mais Sam est un garçon assoiffé et il ne me laissera pas arrêter de tuer tant qu'il n'aura pas sa dose de sang. Monsieur Breslin, monsieur, ne pensez pas cela parce que vous n'avez pas eu de nouvelles de moi depuis que je suis allé dormir. Non, je suis toujours là. Comme un esprit errant dans la nuit. Soif, affamé, s'arrêtant rarement pour se reposer; soucieux de faire plaisir à Sam. J'aime mon travail. Maintenant, le vide a été comblé. Peut-être nous rencontrerons-nous face à face un jour. Quoi qu'il en soit, si j'ai la chance de vous rencontrer, je vous raconterai tout sur Sam si vous voulez et je vous le présenterai. Il s'appelle "Sam le terrible". Ne sachant pas ce que l'avenir me réserve, je dirai adieu et je vous verrai au prochain travail. Ou devrais-je dire que vous verrez mon travail au prochain travail? Rappelez-vous Mme Lauria. Je vous remercie. Dans leur sang et dans la gouttière "La création de Sam" .44 Voici quelques noms pour vous aider. Envoyez-les à l'inspecteur pour utilisation par le NCIC: "Le duc de la mort" "Le méchant roi en osier" "Les vingt-deux disciples de l'enfer" "John" Wheaties "- Violeur et étrangleur de jeunes filles.

 PS: [sic] JB, S'il vous plaît informer tous les détectives travaillant sur le cas que je leur souhaite la meilleure des chances. "Continuez à creuser, continuer, penser positif, bouger vos fesses, taper à des cercueils, etc. "Dès ma capture, je promets d’acheter une nouvelle paire de chaussures à tous les gars qui travaillent sur le cas, si je peux me procurer l’argent. Fils de Sam" .

 Publiée dans le journal après avoir été remise à la police, cette publication amène les femmes de New York à se teindre les cheveux en blond ou à porter une perruque de peur de devenir la nouvelle cible du "Fils de Sam".

 

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Judy Placido et Salvatore Lupe
 

 Le 1er juin, David Berkowitz   écrit une lettre qu'il adresse à son voisin de l'étage d'en-dessous.
 Le 7 du même mois, il ne se présente pas à la convocation du tribunal et son permis de conduire est suspendu.
Le 18, Craig Glassman, son voisin, reçoit une autre lettre de menace.

 Le 26 juin 1977, Berkowitz tire sur Sal Lupo (20 ans) et sa petite amie Judy Placido (17 ans) qui venaient de quitter la discothèque Elephas, à Bayside, dans le Queens. Tous les deux étaient assis dans leur voiture lorsqu'à trois heures du matin, trois coups de feu ont percuté le véhicule. Sal est blessé à l'avant-bras droit tandis que Judy est blessée par balle à la tempe, à l'épaule et à la nuque droite. Les deux jeunes gens survivent à leurs blessures. Sal Lupo déclare à la police que lui et sa petite amie avaient discuté du "Fils de Sam" seulement quelques instants avant les coups de feu. Ni lui ni Judy n'ont vu leur agresseur, mais deux témoins ont fait savoir qu'un homme de grande taille, aux cheveux noirs, portait un costume et s'enfuyait des lieux en voiture. L'un des témoins fournit à la police les numéros de la plaque partielle du conducteur en question. Un autre rapport de police fait savoir qu'il y avait sur les lieux un homme blond avec moustache qui a quitté la scène dans une Chevrolet Nova sans allumer les feux de sa voiture. La police a spéculé que l'homme aux cheveux noirs était le tireur et le blond, observait le crime.
 Le premier anniversaire de la première tuerie approche et la police met en place un important dispositif de sécurité autour du Queens et du Bronx.
 Malheureusement pour eux, la tuerie finale se déroulera dans un autre quartier, celui de Brooklyn.

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 Le 29 juillet, David Berkowitz quitte son job. Deux jours plus tard, Stacy Moskowitz et Robert Violante,  tous deux âgés de 20 ans, se trouvent dans la voiture de Robert, garée sous un lampadaire près d'un parc de Bath Beach. Les deux jeunes gens s'embrassent quand un homme s'approche et tire quatre coups de feu, frappant les deux victimes à la tête avant de s'échapper.
 La jeune femme meurt plusieurs heures plus tard à l'hôpital tandis que Robert Violant survit tout en restant presque aveugle.
 Lors de la fusillade, Tommy Zaino, 19 ans, se trouvait garé à une dizaine de mètres de la voiture du couple et a vu clairement le tireur. Il le décrit à la police comme un homme âgé de 25 ans environ, mesurant 1m70/1m75, avec des cheveux blond foncé ou brun clair, peut-être une perruque.
 Un autre témoin, une femme, a vu un homme blanc qui portait une perruque en nylon et pas très chère entrer dans une petite voiture de couleur claire qui a rapidement démarré. Elle nota les premières lettres de la plaque d'immatriculation "4-GUR ou 4-GVR". D'autres témoins vont voir une Volkswagen jaune qui s'est éloigné du quartier tout feux éteints.
 Peu après 2h35, un homme surnommé Alan Masters traverse une intersection à quelques rues du parc et tombe sur la voiture de Berkowitz qui grille un feu rouge et roule sans phares. Irrité, le jeune homme suit la voiture durant plusieurs minutes avant de la perdre de vue. Il décrit le conducteur comme étant un homme blanc au début de la trentaine, avec un visage étroit, des cheveux longs et filandreux, une moustache de quelques jours, et portant une veste bleue.

 La police établit une série de barrages routiers une heure environ après les tirs et arrête des centaines de voiture. Sans succès. Dès le matin, la police recherche les propriétaires des 900 Volswagen qui habitent New York ou le New Jersey voisin.

 Berkowitz reçoit le même jour une amende pour s'être garé sur une bouche d'incendie. Sa voiture, une Ford Galaxie jaune attire l’œil de l'agent qui avertit ses supérieurs.
 Ses anciens propriétaires, la famille Cassara appelle la police pour leur dire que leur ancien locataire menace de les tuer, mais la police ne tient pas compte de leur appel. Cependant, ces informations remontent jusqu'aux oreilles de l'inspecteur James Justis qui demande à ce que Berkowitz soit convoqué.

 

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David berkowitz à 25 ans

 

 Le 6 août, David Berkowitz met le feu à l'entrée de l'appartement de son voisin et quatre jours plus tard, le 10, la police se déplace sur le lieu où il gare sa voiture. A l'intérieur, les agents repèrent un fusil sur la banquette arrière. Les agents se décident à fouiller le véhicule et tombent sur un sac de sport rempli de munitions, de cartes de scènes de crime et d'une lettre de menace adressée à l'inspecteur Timothy Dowd du groupe de travail Omega.
 La police laisse Berkowitz sortir de son appartement vers 22h et une fois qu'il est dans sa voiture, l'inspecteur John Falotico pointe son arme près de sa tempe. Dans le sac que tient le "Fils de Sam", il voit un revolver de type Bulldog de calibre .44.
 A cette trouvaille, David se retourne vers l'inspecteur et lui sourit.
 "A qui ai-je affaire ?" demande le detective Falotico au suspect.
 "Tu le sais" lui répond celui-ci d'une voix douce.
 "Non, non, tu me le dis".
 Berkowitz tourne alors la tête et murmure : "Je suis Sam"
 "Tu es Sam ? Sam qui ?"
 "Sam. David Berkowitz".

 

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 Avant-procès et procès

 Le mandat pour la fouille de l'appartement 7-E de David Berkowitz arrive dans la foulée de son arrestation. Les policiers y trouvent des graffitis sataniques dessinés sur les murs et des journaux qu'il a conservés sur une durée de 21 ans ainsi que ses trois carnets dans lesquels il notait ses incendies criminels.
 Il est détenu brièvement au poste de police de Yonkers avant d'être emmené au 60ème de Coney Island où se trouve le groupe de travail Omega.
 Le maire fait alors cette déclaration publique : " Les habitants de la ville de New York peuvent se reposer tranquillement car la police a capturé un homme qu’ils croient être le fils de Sam." 

 Berkowitz est interrogé pendant une trentaine de minutes tôt le matin du 11 août 1977. Il avoue rapidement la fusillade et manifeste son intérêt à plaider coupable. Au cours de son interrogatoire, il affirme que le chien de son voisin est l'une des raisons pour lesquelles il a tué, déclarant que le chien demandait le sang de jolies jeunes filles. Il laisse entendre que le "Sam" mentionné dans la première lettre était son ancien voisin Sam Carr. Berkowitz affirme aussi qu'Harvey, le retriever du labrador noir de Carr, était possédé par un ancien démon et qu'il émettait des commandements qui lui ordonnait de tuer des gens.

 

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 Le 23 août 1977, David Berkowitz est mis en accusation pour deux meurtres et cinq tentatives de meurtre. Le lendemain, trois autres mises en accusation et une tentative viennent s'ajouter. 
 Le 20 octobre a lieu la première audience avec l'évaluation du Dr Abrahamsen sur la santé mentale du "Fils de Sam" qui déclare que l'accusé montre des traits de paranoïa qui n'interfèrent cependant pas avec son aptitude à subir un procès.
 Au mois d'avril 78, a lieu une seconde audition où est révélé son QI qui est de 115 (QI verbal de 117 et QI de performance de 110). Les médecins conviennent qu'il a une personnalité psychopathique et des traits hystériques.
 Le 8 mai, David Berkowitz plaide coupable pour les six fusillades bien que ses avocats lui conseillent de plaider non coupable pour cause d'aliénation mentale.

 Le 22 mai, il entre dans la salle d'audience dans un état d'hystérie et tente de sauter par la fenêtre. Rattrapé, il se met à chanter "Stacy est une pute, Stacy est une pute, je vais tous les tuer".

 Le 12 juin 1978, il est condamné par le jury à 25 ans de prison pour chaque meurtre, soit 365 ans de prison.  Le fait qu'il soit condamné à 25 ans, et ce malgré les objections des procureurs, le rende admissible à une libération conditionnelle.

 Il est envoyé au centre correctionnel Ossining (prison Sing sing) puis ensuite au Clinton Correctionnal Facility.

 

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 En prison


 Le 7 juillet, il est transféré au centre psychiatrique de Marcy, à New York où il reste pendant 6 à 8 semaines avant d'être envoyé à la prison d'Attica.

 En février 1979, il admet devant l'agent du FBI Robert Ressler qu'il n'a jamais entendu de voix, mais qu'il a inventé cela pour se faire passer pour fou. Il fait savoir que s'il a tué, c'est parce qu'il avait du ressentiment envers sa mère et parce qu'il était incapable d'établir de bonnes relations avec les femmes. Il déclare également lors d'entretiens avec son psychiatre qu'il envisageait depuis longtemps de commettre un meurtre pour se venger d'un monde qui l'avait rejeté et blessé. Il avoua qu'il ressentait une colère particulière en raison de son manque de succès auprès des femmes et que cela lui a donné l'idée d'en faire ses victimes.


 En juillet, il se fait attaquer par un autre détenu. Sa blessure nécessite 58 points de suture dont il gardera une cicatrice de 20 cm le long de la gorge. Il estime que la blessure est normale car ainsi il a l'impression d'avoir été puni pour ce qu'il a fait.
 Il refuse de dénoncer l'auteur de l'attaque.

 

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 En 1987, David Berkowitz se tourne vers le Christ et rejoint les évangélistes après avoir lu dans la Bible le verset 34:6, et se fait nommer "Le fils de l'espoir" en lieu et place du "Fils de Sam".

 En juillet 2002, a lieu sa première audition pour sa demande de libération conditionnelle. Il demande son annulation et envoie une lettre au comité dans laquelle il dit : «En toute honnêteté, je crois que je mérite d’être en prison pour le reste de ma vie. Avec l’aide de Dieu, j’ai depuis longtemps accepté ma situation et j’ai accepté ma punition.»

 La libération conditionnelle est donc rejetée tout comme les suivantes. Cependant, en 2016, David Berkowitz estime qu'il a changé et qu'il ne représente plus un danger pour les autres. 
 Le personnel pénitentiaire le considère comme un prisonnier modèle, mais la commission rejette une nouvelle fois sa libération.

 

 Au cours des années suivantes, David Berkowitz écrit ses mémoires avec l'aide de chrétiens évangélistes qui sont publiés d'abord sous la forme d'une interview vidéo puis dans un ouvrage plus complet "Son of Hope : les journaux pénitentiaires de David Berkowitz" en 2006.
 Impliqué dans le ministère de la prison, il conseille les détenus en difficulté et poursuit ses études, obtenant un diplôme du Sullivan Community College.
 En 2005, il attaque l'un de ses avocats pour détournements de biens (lettres, photos et autres) qui ont été publiés sans son accord. Les deux trouvent un compromis et Hugo Harmatz accepte au nom de Berkowitz de reverser une partie des bénéfices au conseil des victimes de crimes de l’État de New York.

 

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 David Berkowitz seul tireur ?

 Après son admission à la prison de Sullivan, David Berkowtiz a commencé à prétendre qu'il avait rejoint un culte satanique au printemps 75. En 1993, il fit savoir à la presse qu'il n'avait en fait tué que trois personnes : Donna Lauria, Alexander Esau et Valentina Suriani. Les autres auraient été tué par d'autres tireurs de la secte, Berkowitz servant alors de chauffeur.  Quand les autorités voulurent connaître les noms de ces autres personnes, Berkowitz déclara qu'il ne pouvait révéler les noms sans mettre sa famille en danger. Il fit savoir que sur les lieux de la fusillade de Christine Freund et Diel, cinq membres de la secte étaient présents. Finalement, il donna les noms de John et de Michael Carr, le propriétaire du chien Sam, décédés respectivement en 1978 et 1979.
 Il ajouta qu'un policier de Yonkers était lui aussi membre de la secte.

 Le journaliste John Hockenberry ainsi que d'autres doutent qu'il y ait eu un seul tireur. John Santucci, procureur du district de Queens au moment des meurtres et l’enquêteur de la police Mike Novotny ont tous deux exprimé leurs convictions selon lesquelles David Berkowitz avait des complices.
 Richard Johnson, officier du NYPD impliqué dans les enquêtes initiales, a estimé que des divergences non résolues dans les déclarations des témoins et des victimes survivantes indiquent que Berkowitz n’a pas agi seul.
 Le père de Donna Lauria a lui aussi exprimé sa conviction qu'il y avait un culte satanique ainsi que l'une des victimes, Carl Denaro qui a déclaré que "plus d'une personne était impliquée» mais a admis qu'il ne pouvait pas prouver la théorie du culte. 

 Un autre journaliste, Maury Terry, qui avait commencé à enquêter sur les fusillades du Fils de Sam avant que Berkowitz ne soit arrêté a publié une série d'articles en 1979 où il contestait l'explication officielle d'un seul homme armé.

 Cependant, les revendications de Berkowitz sont rejetées par beaucoup d'autres. Le journaliste Brelin déclare que lorsque la police s'est entretenue avec Berkowitz le jour de son arrestation, il s'est souvenu de toutes les attaques, point par point.
 L'ancien profiler du FBI, John E. Douglais, qui a passé des heures à l'interroger affirme qu'il est convaincu que Berkowitz a agi seul.
 Le psychologue Harvey Schlossberg affirme lui aussi que les revendications du culte satanique ne sont rien d'autre qu'un fantasme concocté par Berkowitz.

 

 La loi sur le "fils de Sam"

 Après les spéculations sur les éditeurs offrant à David Berkowitz d'importantes sommes d'argent pour son histoire, la législature de l'État de New York a rapidement adopté une nouvelle loi empêchant les criminels condamnés (et leurs proches) de tirer profit de livres, films ou autres histoires de leurs crimes. 

 

 

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Livre 

 

Auteurs : Michaël Mention et Stéphane Bourgoin
Nombre de pages : 400
Prix  : 18€ (Broché) - 13.51€ (occasion)

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Audio

David Berkowitz, le fils de Sam: Dossiers criminels
Durée : 1h11
Prix : gratuit avec audible

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Sources :
- Leann Fowler, Teresa Brewer, Charlie Puckett, Charles Zimmerman - Radford University -Department of Psychology
- https://journal-d-une-demonologue.fr/le-fils-de-sam-le-tueur-qui-entendait-des-voix-d  
- 317 serial killers, 193 assassins, 5700 meurtres, de Stéphane Bourgoin, Grasset, 592 pages -
https://books.google.fr/books?isbn=2246855098
- Murderpedia
 

 

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