Psycho-Criminologie

Psycho-Criminologie

psychologie et criminologie

Publié le par Criminologie
Publié dans : #Tueurs en série, #Tueurs en série USA, #Robert Berdella, #Années 80, #le boucher de kansas city, #berdella
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Nombre de victimes :  6
Type de victimes :  Prostitués hommes et drogués 
Surnoms : Le boucher de Kansas City / l'assassin du Bazar Bizaar
Période :  1984/1988
Nom :   Robert Andrew Berdella Jr
Date de naissance :   21 janvier 1949
Lieu de naissance :  Cuyahoga Falls (Ohio)
Date de décès : 1992 (attaque cardiaque) 
Lieu de décès : Prison de Jefferson City, Missouri
Parents : Robert Berdella Sr - Mary
Famille : 1 frère cadet, Daniel
Mariage :  Non
Enfants :   Non
Vie scolaire :  Excellent niveau - Junior à l'école de l'art de  Kansas City
Diplôme :   
Sexualité :  Homosexuel
Taille : 1m88  Poids : 95 kg
Type de tueur :  Désorganisé, sadique sexuel
Modus operandi : Étranglait ses victimes ou les droguait jusqu'à l'overdose après les avoir
généralement ramasser dans sa voiture et les avoir attirer chez lui pour les droguer.

Trophée :  Crânes de deux de ses victimes - portefeuilles de ses victimes

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Les faits

Robert Berdella était un tueur en série américain, connu sous les sobriquets du " Boucher de Kansas City" et de "L'obsédé" qui a enlevé, violé, torturé et assassiné au moins six hommes entre 1984 et 1987 dans la ville de Kansas City au Missouri. Il tuait ses victimes après les avoir forcé à endurer des périodes pouvant aller jusqu'à six semaines de captivité. 

Enfance

Robert Berdella naît le 31 janvier 1949 à Cyahoga Falls, dans l'état de l'Ohio. Il est le fils de Robert Berdella Jr, un ouvrier de la compagnie Ford et de Mary, une femme au foyer. Sept ans plus tard, il accueille l'arrivée de son frère cadet Daniel. En 1961, il est baptisé à l’Église catholique. Son père d'origine italienne éleva ses enfants dans une éducation profondément religieuse et encourageait ceux-ci à assister tous les dimanches à la messe et à suivre des cours religieux.
Enfant, Robert Berdella était plutôt intelligent et solitaire. Il se mêlait peu aux autres et jouait rarement à l'extérieur de chez lui. Il était sévèrement myope ce qui l'obligeait à porter d'épaisses lunettes dès l'âge de cinq ans et souffrait d'un léger problème de langage. Les médecins lui diagnostiquèrent une hypertension artérielle et lui prescrivirent plusieurs médicaments.
Dès son plus jeune âge, il ne manifesta aucune aptitude pour le sport alors que son jeune frère Daniel était lui, très athlétique. Son père, grand sportif marqua peu d'intérêt pour lui de ce fait. De temps en temps, Berdella Sr pouvait se montrer violent physiquement et psychologiquement contre ses deux enfants et les frappaient à l'aide d'une lanière de cuir.

Au lycée, il découvre qu'il est homosexuel, et essaye de contrecarrer ce sentiment en sortant avec une fille. La relation est un fiasco et ne dure que le temps d'un compte-fleurette.
A l'adolescence, il prend de l'assurance et montre un comportement quelque peu condescendant et grossier vis-à-vis des autres, en particulier des femmes.
A la même époque, il développe des aptitudes pour la cuisine, le spectacle et les arts.

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En 1965, Berdella Sr décède d'une soudaine attaque cardiaque à l'âge de 39 ans seulement. Choqué, Robert cherche dans la religion une forme de réconfort d'autant que sa mère ne tarde pas à se remarier, ce qu'il considèrera comme une forme de trahison envers son père.
Il se replie de plus en plus sur lui-même, se met à collectionner des pièces de monnaie, et des timbres. Il entretient aussi une correspondance avec des étrangers de Birmanie et du Vietnam. Il dira plus tard que c'était pour recevoir des timbres de ces pays et des photos de monuments. Berdella était en effet passionné par l'antiquité et les arts primitifs.
La même année, Berdella se fait violer par un homme avec qui il travaillait dans un restaurant et cesse de se rendre à l'église. Cette même année, il verra un film qui va le marquer durablement et dont il s'inspirera en partie pour commettre ses forfaits "The Collector" (l'Obsédé, de William Wilder) qui raconte l'histoire d'une femme kidnappée qui est retenue captive et qui finit par mourir d'une maladie malgré les efforts de son tortionnaire de la maintenir en vie.

En 1967, il est diplômé de l'école secondaire de Cuyahoga Falls et s'inscrit à l'Institut d'Art de Kansas City. Lors de sa première année, il est considéré par ses professeurs comme un étudiant attentif et talentueux. Il commence à se mêler aux autres étudiants et découvre la drogue avec les médicaments. De consommateur, il ne tarde pas à devenir rapidement fournisseur et acquiert une certaine réputation. L'alcool s'additionne aux médicaments et il se livre alors à des actes de torture sur des animaux à au moins trois reprises (il a torturé un canard, un poulet et a drogué un chien avec des sédatifs et des tranquillisants).

 

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Premières arrestations

En janvier 1968, il a 19 ans et est arrêté pour la première fois par la police. Il plaide coupable pour vente d'amphétamines et paye 3000 dollars d'amende. Il est condamné à une peine de cinq ans de sursis.
Le mois suivant, il est à nouveau arrêté pour possession de LSD et de Marijuana avec deux autres étudiants dans le comté de Johnson. Après avoir passé cinq jours en prison, les charges sont abandonnées pour manque de preuves.
En décembre 69, il abandonne définitivement ses études après qu'un administrateur de l'université l'ait violemment critiqué pour avoir tué et cuisiné un canard pour "l'art". 
Il commence à travailler comme cuisinier pendant un peu plus d'un an et en profite pour acheter une maison dans le district de Hyde Park.

Durant les années 70, il se forme de plus en plus à la cuisine et travaille pour plusieurs restaurants et clubs connus du pays en partie pour payer ses frais d'avocats suite à ses arrestations et amendes. Il rejoint l'association des chefs locaux et participe à former les apprentis. Robert Berdella contribue également à un programme visant à organiser la prévention de la criminalité au niveau local et rejoint les vigiles de quartier dont il deviendra le président jusqu'au milieu des années 80. Il représente également son quartier lors d'événements de collecte de fonds pour une chaîne de télévision publique locale. Il loue un espace au marché aux puces et y vend divers articles comme des artefacts, des antiquités, des curiosités. C'est la période où il évoque aussi son homosexualité sans se cacher. 

En 1981, il quitte son travail de cuisinier pour se tourner tout entier vers son magasin de curiosité, qu'il appelle "Bob's Bazaar Bizarre" et qui commence à prendre de l'importance. Il y vend des œuvres d'art primitives, des bijoux et des antiquités. Malgré les revenus qu'il en tire, ceux-ci ne sont pas toujours suffisants pour vivre et il est obligé parfois de vendre des objets à perte. C'est ainsi qu'il va commencer à prendre des locataires chez lui pour gagner un revenu supplémentaire.
 
En 1982, il sort avec un vétéran du Vietnam instable psychologiquement, mais la relation ne dure pas longtemps. Il commence alors à ramasser des prostitués, et devient ami avec la plupart d'entre eux, leur permettant de vivre avec lui en échange de travaux ménagers. Il a tenté d'en ramener certains dans le droit chemin en leur faisant arrêter le trottoir et affirme n'avoir eu aucun contact physique avec eux. A plusieurs de ses voisins, il dira qu'il se sentait comme un père nourricier vis-à-vis des jeunes qu'il prenait en charge. Mais dès le début des années 80, progressivement, ces anciennes connaissances cessent tout contact avec lui. Berdella devient quelqu'un de frustré devant ses efforts qui restent vains pour les sortir de leur condition. En dépit de ses déclarations ultérieures aux enquêteurs, Berdella entretenait souvent des relations sexuelles avec ces jeunes. Pour ses voisins, c'était plutôt quelqu'un d'agréable et de serviable en dépit de son attitude un peu hautaine.

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Jerry Howell

 

En 1984, il fait la connaissance d'un autre marchand, Paul Howell qui tient un stand à côté du sien. Celui-ci lui présente son jeune fils de 19 ans, Jerry, qui se moque gentiment avec ses camarades de l'homosexualité de Berdella (bien que Jerry Howell se soit lui-même parfois prostitué). Les deux hommes finissent néanmoins par devenir amis et Berdella l'emmène un soir assister à un concours de danse dans la ville de Meriam avant de le ramener chez lui. Dans la voiture, il mêle à l'alcool du Valium et de l'Acépromazine. Le jeune homme inconscient ne se rend compte de rien quand Berdella le transporte dans sa maison. Il lui injecte un lourd tranquillisant et le jette sur le lit. Il l'attache, le bâillonne et le sodomise à plusieurs reprises avec divers objets durant une période d'environ 28 heures. Le jeune homme finit par mourir, asphyxié par son propre vomi.
Berdella déclarera plus tard qu'il a tenté brièvement d'effectuer une réanimation. Entre temps, il a pris soin de noter ses moindres faits et gestes dans un journal (qu'il remplira pour chacune de ses victimes) ainsi que de prendre plusieurs clichés.
Le 7 juillet, il descend le corps de Jerry Howell dans son sous-sol et le suspend au-dessus d'une grande marmite. Il lui fait plusieurs incisions aux coudes et à la veine jugulaire avant de le laisser suspendu dans cette position toute la nuit pour permettre au sang de s'écouler. Le jour suivant, il le démembre à l'aide d'une tronçonneuse et de couteaux à désosser puis enveloppe les morceaux dans des sacs à journaux et poubelles. Il place ensuite les sacs à l'extérieur pour que les éboueurs les ramassent et les emmène à la décharge.

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Crâne de R. Sheldon


Le 10 avril, il permet à une autre de ses connaissances, Robert Sheldon, 23 ans, de venir habiter quelques temps chez lui. Berdella dira qu'il n'était pas attiré physiquement par Sheldon et qu'il le voyait même comme un inconvénient. Il choisit malgré tout de le séquestrer le 12 avril quand il rentra et trouva le jeune homme saoul.  "Il pouvait exprimer une partie de la colère et de la frustration que j'avais envers les autres", dira-t-il.  Il lui injecte de la drogue, avec l'intention de le garder près de lui, mais sa victime se plaint des médicaments et Berdella se sent obligé de l'emmener chez le médecin.
Le 12, les deux hommes se mettent à boire plus que de raison. Berdella décide de droguer Sheldon à nouveau avec des sédatifs et des tranquillisants. Il le bâillonne et l'attache avec des fils de piano, remplit ses oreilles avec du coton pour réduire sa capacité auditive puis le sodomise et le torture à plusieurs reprises.
 
Le 15, un ouvrier vient faire des travaux sur la toiture. Ne voulant prendre aucun risque, Berdella décide de tuer Robert Sheldon et l'étouffe avec un sac en plastique serré par une corde. Il place plus tard le corps dans la baignoire, fait des incisions pour que le sang coule, puis démembre le corps. Cette fois, Robert Berdella conserve la tête et enterre le reste dans son jardin. 

L'année suivante, il engage Mark Wallace pour effectuer de menus travaux dans son jardin. Le 22 juin, une tempête éclate. Wallace qui se trouve chez Berdella à ce moment-là s'est réfugié dans un hangar de la maison. Le tueur note l'état de tension aigu du jeune homme et propose de lui injecter du chlorpromazine en lui disant que cela le calmera. Wallace accepte, et trente minutes plus tard, le garçon tombe dans les vaps. Berdella le transporte dans une chambre du deuxième étage et le torture durant une journée en lui appliquant des pinces crocodiles sur les mamelons pour faciliter les chocs électriques. Selon Berdella, une heure après avoir "expérimenté" les aiguilles hypodermiques en les insérant dans différents muscles du dos de la victime, Mark Wallace meurt à 19h le 23 juin.  

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James Ferris


Une année s'écoule avant qu'il ne rencontre sa prochaine victime, le 26 septembre.
Berdella répond à un appel téléphonique d'une connaissance, Walter James Ferris, qui lui demande de loger chez lui pour une courte période. Berdella accepte avec l'intention de le kidnapper. Malgré la brutalité qu'il avait infligée à ses trois premières victimes, Ferris fut selon son ravisseur le premier à qui il infligea intentionnellement la torture. Le jeune homme est drogué avec des tranquillisants et torturé pendant environ 27 heures à l'aide de chocs électriques de 7 700 volts administrés aux testicules pendant cinq minutes et d'aiguilles hypodermiques au cou et sur les organes génitaux. Ferris, fou de douleur, délire alors que Berdella poursuit ses agressions physiques et sexuelles. A la mort du jeune homme, Berdella écrira simplement dans son journal "projet arrêté".

En juin 1986, Berdella rencontre un prostitué de 21 ans qui est aussi une ancienne connaissance nommé Todd Stoops au Liberty Memorial Park.
Stoops et sa femme ont brièvement résidé avec Robert Berdella en 1984. Celui-ci a accepté d'accompagner Berdella chez lui avec pour but de partager simplement un repas ensemble. En fait, Berdella était très attiré par Todd Stroops et il va le garder chez lui durant près de deux semaines, le transformant peu à peu en un esclave sexuel consentant en l'handicapant avec les chocs électriques qu'il va lui faire endurer notamment sur les paupières dans le but de l'aveugler. Il va également lui injecter un produit dans le larynx pour le rendre muet. Au milieu de la seconde semaine de capture, Stoops demande à son ravisseur s'il peut avoir une boisson gazeuse et un sandwich. Chose qu'il lui refuse. Stoops éclate alors en sanglot. Aux policiers qui l'interrogeront plus tard, Berdella dira qu'il avait tenté de le nourrir avec de la glace et de la soupe, mais que son prisonnier n'était pas capable de garder quoi que ce soit. "Il était si faible qu'il était incapable de respirer en position assise". Son otage mourra finalement d'une combinaison de fièvre et d'une perte de sang en raison des agressions sexuelles répétées. Il avait aussi enduré la rupture de sa cavité anale quand Berdella y mit son poing.

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Larry Pearson

Au printemps 87, il retrouve une connaissance de prison, Larry Wayne Pearsons, un jeune homme de 20 ans qui est entré dans son magasin et a commencé à lui parler de son intérêt pour la sorcellerie lorsqu'il était enfant. Larry effectue divers petits travaux pour Berdella afin de payer son loyer et devient sa cible quand un soir il se moque de lui. Ce soir-là, il s'assure que Pearson est ivre avant de lui injecter de la chlorpromazine. Il le descend au sous-sol, lui lie les mains au-dessus de la tête et lui fait boire du liquide pour nettoyer les canalisations. Selon Berdella, le jeune homme était le moins coopératif de ses six victimes. Le cinquième jour, après avoir eu les os de la main fracturés, avoir subi les chocs électriques, Pearson s'est laissé faire sans protester ce qui lui a valu de se retrouver au second étage sur un lit. Berdella lui fait alors savoir que s'il continue à coopérer de la sorte, il lui infliger moins de sévices. Au cours de la sixième semaine de captivité, le jeune homme s'entraine à dormir sans bouger afin de ne pas contrarier son geôlier. Dans un acte de désespoir, il finit par mordre profondément le pénis de Berdella. La sentence ne se fait pas attendre, celui-ci le tue en le frappant avec une grosse branche d'arbre, puis en l'étouffant. Il se rend ensuite à l'hôpital pour se faire soigner, y reste plusieurs jours avant de rentrer et de se débarrasser du cadavre. Il stockera la tête de Pearsons dans son congélateur et finira par l'enterrer dans le jardin.

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Chris Bryson


Le 29 mars 1988, à 1 heure du matin, il ramasse dans la rue Chris Bryson, 22 ans,  un prostitué qui sera sa dernière victime. Il lui promet de l'argent contre des rapports sexuels. Rendu à la maison, il l'assomme avec une barre de fer et l'attache au lit où il lui fait subir divers abus dont celui de lui frotter les yeux avec de l’ammoniaque en lui disant "Les seules choses auxquelles tu dois penser, c'est toi, moi et cette maison".  
Au troisième jour de capture, Chris Bryson persuade Berdella de lui lier les mains devant, après le viol afin de laisser circuler le sang dans les bras. Il lui demande à avoir une télévision dans la pièce.
Le 4 avril, alors que son tortionnaire est parti travaillé, Bryson parvient à se défaire de ses liens en les brûlant à l'aide d'allumettes laissées par inadvertance par son bourreau. Il saute du deuxième étage, se brise un os du pied et se met à courir jusque chez le voisin, tout nu, le cou enserré par un collier pour chien. Alertée, la police se rend sur les lieux quelques minutes plus tard et recueille sa déposition. Bryson leur raconte ce qu'il a subi et leur apprend que son tortionnaire n'en était pas à son premier forfait. Deux agents surveillent le retour du propriétaire pendant que le jeune homme est conduit au centre médical de Menorah. Un quatrième policier demande alors un mandat de perquisition.

L'après-midi, Robert Berdella est arrêté pour agression sexuelle. Refusant d'autoriser les policiers à pénétrer à l'intérieur de son domicile, la police lui exhibe le mandat de perquisition demandé plus tôt. Les enquêteurs découvrent alors la chambre de torture, les cordes brûlées, le transformateur électrique branché, un plateau en métal contenant des seringues, des bouteilles de médicaments, des écouvillons, et des gouttes pour les yeux. Ils trouvent également un long tuyau de fer, des ceintures en cuir, un crâne humain à l'intérieur d'un placard.
Vérifiant l'arrière-cour du 4315, Charlotte street, ils mettent la main sur une tête en décomposition et plusieurs vertèbres coupées avec une scie à métaux et des couteaux rangés dans le couloir. Plusieurs dents humaines sont retrouvées dans deux enveloppes. Au sous-sol, ils découvrent une scie à métaux, une à onglet et une tronçonneuse souillée de taches de sang, de chair et de poils pubiens.
Ils mettront la main sur un total de 334 photos polaroid et 34 instantanés qui représentent les victimes mortes ou en train de se faire torturer. De la littérature pornographique, des objets de contention, des journaux détaillants les faits et des coupures de presse relatant les disparitions seront également découverts ainsi que des effets personnels.

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Avant la fin de la perquisition de la propriété, le département de police de Kansas City a réuni un groupe spécial composé de 11 détectives et d'un sergent dans le but de se concentrer exclusivement sur le cas de Berdella. Ce groupe de travail  fait des recherches approfondies sur son histoire, découvrant qu'il est un individu bien connu parmi les hommes de main de Kansas City, ayant acquis la réputation d'attaquer de jeunes hommes de passage. Plusieurs de ces prostitués hésitaient en effet à l'accepter en tant que client à cause de son penchant à les droguer, et à leur faire des injections mais aussi parce qu'il avait longtemps été considéré comme suspect dans la disparition de deux hommes dont des possessions personnelles ont été retrouvées chez lui (Jerry Howell et Walter James Ferris). Berdella avait été longuement interrogé sur ces deux disparitions. Dans les deux cas, il avait nié avoir quoi que ce soit à voir avec leurs disparitions. Bien qu'étant considéré comme un suspect principal, et placé sous surveillance, la police n'avait pu trouver aucune preuve solide établissant un lien direct avec eux. Son avocat avait ensuite menacé de porter plainte contre la police pour harcèlement. 

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Un jeune homme du nom de Freddie Kellogg, a été en mesure de dire aux détectives que lui et plusieurs autres jeunes avaient été hébergés par intermittence chez Berdella depuis le début des années 1980, et qu'il avait l'habitude de droguer ses locataires avec des médicaments - généralement par voie intraveineuse - avant d'avoir des relations sexuelles avec eux, qu'elles soient consenties ou non.
Kellogg a également déclaré que Berdella lui avait demandé de convaincre de jeunes hommes qu'il trouvait attirants d'assister à des fêtes dans sa maison de Charlotte Street afin qu'il puisse les droguer. Si Robert Berdella découvrait que l'un de ces individus était un informateur de la police, il comptait l'utiliser pour le faire chanter et l'utiliser à son avantage. En Kellogg déclara en outre que de nombreux prostitués et toxicomanes avaient hésité à s'engager avec Berdella à cause de rumeurs concernant ses liens avec la disparition de Jerry Howell en 1984.

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Journaux de Berdella

 

Arrestation 

Robert Berdella est emprisonné et accusé de sept chefs d'inculpation pour sodomie, contrainte, agression au premier degré. Sa caution est fixée à 500 000 dollars. 
Sa libération conditionnelle est révoquée suite à la découverte de nouveaux éléments dans la maison et à l'extérieure de celle-ci (crânes et autres photos).
Aux policiers, il déclara qu'il voulait aider certaines de ses victimes a supporter leurs douleurs en leur donnant des antibiotiques. A l'une de ses victimes, il essaya d'arracher un œil pour se rendre compte de ce que cela faisait.
Il décrivit ses meurtres comme "mes fantasmes les plus sombres qui sont devenus réalités".

Il révéla des détails de son journal et notamment les acronymes qu'il avait utilisé :
- CP se référait aux injections de chlorpromazine injectés
- DC se référait à écouvillonnage des yeux ou à l'injection d'une substance dans la gorge
- EK ou EKG, signifiait la méthode administrée par décharges électriques.
Pour Walter James Ferris, Robert Berdella avait inscrit : "2 1/2 KET NK + épaule" ce qui voulait dire qu'il avait injecté 2.2 centimètres cubes de kétamine dans le cou et l'épaule de sa victime.

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Procès

Le 2 juillet 1988, le Grand Jury inculpe Berdella pour le meurtre de Larry Pearson. Afin d'éviter la peine de mort, il décide de plaider coupable et demande en échange de ses confessions que sa peine soit transformée en peine à vie.

Un deuxième plaidoyer de culpabilité devant le tribunal du comté de Jackson, eu lieu le 24 août, et vaut à Berdella une nouvelle condamnation à perpétuité sans aucune libération conditionnelle pour sodomie contre Christopher Bryson (six accusations de sodomie et une accusation de voies de fait). Il reçoit également une autre condamnation de sept ans pour contrainte criminelle contre Bryson.

Le 19 décembre, il plaide coupable pour meurtre au premier degré dans la mort de Robert Sheldon et pour quatre chefs d'inculpation pour meurtre au second degré impliquant les autres victimes.
Il est envoyé au centre pénitentiaire de Jefferson City dans le Missouri  Il sera ensuite temporairement placé en détention provisoire au Centre correctionnel de Potosi, en raison de préoccupations concernant sa sécurité.
Berdella fait savoir aux familles de ses victimes qu'il a placé un fiduciaire pour un montant de 50 000 dollars pour les dédommager.

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Après le procès

En janvier 1989, Berdella donne une interview à une télévision locale dans laquelle il blâme la police et les médias pour avoir déformé la teneur de ses crimes.
 
En janvier 1992, la mère de Todd Stoop poursuit Robert Berdella au civil. Celui-ci est condamné à lui verser la somme de 5 milliard de dollars (la plus grosse somme remportée à ce jour). Comme Berdella ne peut pas payer une somme pareille, celle-ci réclame le droit de toucher un pourcentage sur les gains qu'il pourrait faire avec son histoire. 
 
Le 10 août à 14h, Berdella se plaint au personnel pénitentiaire d'une douleur à la poitrine. Il est emmené à l’hôpital de Colombia, où il est déclaré mort à 15h55. Certains ont émis l'idée qu'il fut empoisonné, mais rien n'est venu étayer cette hypothèse.
Berdella aurait écrit une lettre au ministère pour se plaindre que l'administration pénitentiaire ne lui donnait pas ses médicaments pour le cœur.
 

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Profil

Le viol qu'il aurait subi à l'âge de 16 ans est un traumatisme qu'il va semble-t-il chercher à reproduire au travers de ses victimes en les affublant d'une part de son propre rôle (celui de la victime). En devenant l'agresseur, il reprenait ainsi le contrôle sur la situation traumatique. C'est aussi le moyen de se venger de soi-même pour avoir été faible au-travers du rôle donné à la victime. Une façon de s'auto-punir par victime interposée. En faisant souffrir les jeunes garçons, c'est lui d'une certaine manière qu'il a pu chercher à punir en n'ayant pas su à l'âge de 16 ans résister. La situation a pu également déclencher un fantasme qu'il a cherché ensuite à répéter.
Parmi les prodromes (les signes avant-coureurs), on ne peut oublier la vision du film de Wilder "L'obsédé" qui va particulièrement le marquer et dont il va prendre des éléments pour son modus operandi (enlèvement + séquestration). On notera également une plongée dans une ambiance très religieuse, alors qu'il découvre son homosexualité qu'il doit taire dans un premier temps.
A l'université, il n'hésite pas à torturer des animaux montrant là le sadisme qui déjà l'habite.
Une vie sociale ténue, un physique pas très avantageux et parfois raillé par ses camarades ont certainement contribué à un certain mal être et une dépréciation de soi.
Les médicaments dont il fait l'usage à l'université comme drogue sera l'un des moyens qu'il va  utiliser par la suite pour asservir ses victimes.

 
Victimes

Jerry Howell : 20 ans disparu le 5 juillet 1984
Robert Sheldon : 18 ans disparu le 19 avril 1985
Mark Wallace : 20 ans disparu le 22 juin 1985
James Ferris : 20 ans disparu le 26 septembre 1985
Todd Stoops : 21 ans disparu le 17 juin 1986
Larry Pearson : 20 ans disparu le 9 juillet 1987

 

 

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Langue : Anglais
Nombre de pages : 80
Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform
Prix : 7.37€ (Broché) - 2.99e (epub,mobi)

 

 

Langue : Anglais
Nombre de pages : 89
Editeur : Amazon Media
Prix : 11€ (Broché) - 3.67€ (epub,mobi)

 

Sources : Ryan Fisher, Ashley Aust, Danielle Bisset, Timothy Jamba, John Jones, Audrey King, Jennifer Kowalski, Elizabeth Krell, et Jaclyn Layton - Department of Psychology - Radford University
https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Berdella#cite_ref-118

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